TENNIS : Une relation difficile avec son sport

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Une relation difficile avec son sport

Rezaï : «Je n'aime pas le tennis»

Aravane Rezaï et le tennis, cela reste une relation difficile. Mais la Française, d’origine iranienne, a confié qu'elle croit toujours pouvoir retrouver le plus haut niveau.

Aravane Rezaï, qui n'avait plus joué depuis l'Open GDF Suez, a fait son retour à l'ITF de Croissy-Beaubourg. Battue au deuxième tour par sa compatriote, Julie Coin, Aravane reste persuadée que sa deuxième carrière est devant elle, même si elle a confié au Parisien de vendredi que la passion n'était pas vraiment au rendez-vous : «Je n'aime pas le tennis, un sport qui m'a donné beaucoup de souffrance. En revanche, j'aime ce qu'il apporte : le combat, la célébrité et l'argent, même si c'est tabou d'en parler.»

Après la rupture brutale et fortement médiatisée avec ses parents, la 179e joueuse mondiale a renoué avec sa famille sur de nouvelles bases : «Désormais je me fais plaisir et je joue pour moi. Tout se passe bien avec mes parents. (...) Ils sont là et me soutiennent psychologiquement. Même si nous avons eu un passé compliqué, cela reste mes parents. Il y a des sujets sensibles mais je veux avoir une vraie relation père-fille.»

De retour dans l'académie Mouratoglou, elle est désormais encadrée par Borna Bikic, un coach bien connu du circuit pour avoir longtemps pris en charge Jelena Dokic. Elle avait expliqué son choix à La Montagne il y a quelques temps : «Je voulais franchir un autre cap. (...) J'avais déjà travaillé voilà deux ans avec lui pendant quelques semaines, ça s'était bien passé…». Dans Le Parisien, elle confirme que pour le moment avec lui tout va bien et que ses ambitions sont intactes : «Nous avons un bon feeling, il est connu du circuit et a beaucoup d'expérience. Le but est de réintégrer le Top 100 pour aller directement dans le tableau final de Roland-Garros. Je vise le Top 50 en fin de saison. C'est dur mais faisable. (...) J'ai encore 5-6 ans de carrière, je veux m'y consacrer à 100%. Je ne suis pas une ex mais une future Top 15. Je ne me fixe pas de limites».

 

Il avait accusé Noah de dopage

L'arbitre est condamné pour diffamation

L'ancien arbitre international suisse Milan Sterba a été condamné en diffamation jeudi à une amende de 800 euros avec sursis pour avoir accusé l'ancien tennisman français Yannick Noah d'avoir "pris des produits", sur le site internet suisse de 20 Minutes.

Le tribunal correctionnel de Paris a en outre condamné M. Sterba, qui n'était présent ni à l'audience ni au délibéré, à verser 5.000 euros de dommages et intérêts à Yannick Noah.

Dans un entretien de mars 2011, titré "Yannick Noah n'a pas toujours été honnête", M. Sterba affirmait qu'il était "de notoriété publique" que Yannick Noah "prenait des produits". L'ancien arbitre disait avoir été "témoin de ces pratiques" lors de la victoire du joueur à Roland Garros en 1983, "une victoire qu'il n'aurait jamais dû conserver".

Milan Sterba affirmait aussi que lors de son quart de finale, Noah était sorti du court à plusieurs reprises et "revenait à chaque fois les yeux explosés".

Lors de l'audience, le 19 février, l'avocat de l'ancien tennisman, Me William Bourdon, avait estimé qu'il s'agissait de propos "indiscutablement diffamatoires" et rappelé le contexte dans lequel ces propos avaient été tenus.