TENNIS DE TABLE : Kamel Zitouni (président de la FATT) : «Je suis satisfait du bilan de mon mandat à la tête de la Fédération»

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TENNIS DE TABLE

Entretien avec…

Kamel Zitouni (président de la FATT) : «Je suis satisfait du bilan de mon mandat à la tête de la Fédération»

Kamel Zitouni a tout d’abord pratiqué le tennis de table en étant jeune, avant d’intégrer la Fédération algérienne en charge de cette discipline sportive (FATT) en qualité de vice-président durant quatre années, soit de 2000 à 2004. Depuis 2013, il préside aux destinées du tennis de table algérien, son mandat arrivant bientôt à expiration. Rencontré à Oran, lors d’un événement sportif, il nous fait part de son bilan.

Propos recueillis par Sadek Belkheïr

Comment jugez-vous votre mandat à la tête de la FATT ?

 

Je dois tout d’abord dire que nous avions dû, au tout début de notre mandat, mettre en place une stratégie axée sur de bonnes bases pour la relance de la discipline. Notre manœuvre a bien réussi, puisque le tennis de table algérien à retrouvé des couleurs. Rien que pour ces  derniers mois, nos jeunes se sont bien comportés aux 25es Championnats arabes en Tunisie où les moins de 21 ans filles se sont adjugé la médaille d’or et le titre de championnes arabes. Une première pour le tennis de table national féminin.

Les autres catégories ont-elles réalisé aussi de bonnes performances lors de ces Championnats arabes ?

 

Evidemment, outre les moins de 21 ans filles,  et devant douze pays qui ont pris part à cette compétition, nos moins de 18 ans filles se sont aussi illustrées en s’accaparant le titre de vice-championnes arabes, sans compter les 4 médailles de bronze raflées par les moins 12 ans filles et garçons. Je n’omettrais pas de citer aussi les moins de 15 ans, qui ont pris la 3e place en filles et la 4e en garçons. Les seniors quant à eux ont également laissé une belle image, avec également la 3e place en filles et la 4e en garçons.

Un mot sur la participation algérienne aux Mondiaux de Cape-Town, en Afrique du Sud ?

 

On y  a participé uniquement avec les filles, qui se sont bien comportées face aux ténors mondiaux et, surtout, laissé une bonne impression. Nos filles étaient bien présentes avec 42 nations et c’était une première pour notre tennis de table féminin. Au classement final,  l’Algérie s’est adjugé la 16e place, juste derrière l’Egypte. Notre énorme surprise est venue de la jeune Melissa Nasri qui, en double mixte avec un Nigérien, a réussi à battre une équipe chinoise au premier tour. Notre objectif dans ces Mondiaux était de descendre en-dessous de la barre de la 20e place.

Et qu’en est-il des Championnats d’Afrique qui se sont déroulés au Maroc ?

 

Lors de ces Championnats, on avait jugé utile de ne pas faire participer des athlètes émigrés, donc on a misé sur les locaux. C’était  pour nous un pari. Au final, on a réussi à prendre la 3e place, derrière l’Egypte et le Nigeria, en filles et garçons. Nos jeunes athlètes se sont défoncés pour cette place honorable. Le fait de ne pas engager des joueurs émigrés nous a  permis de faire des économies, notamment en matière de billetterie d’avion. L’argent économisé ainsi nous a servi pour la formation.

Durant votre mandat à la tête de la FATT, vous avez créé le poste de manager des compétitions. Que pourriez-vous nous dire à ce sujet ?

 

Après consultation avec mon bureau, on a jugé utile de créer ce poste qui s’occupera de l’organisation des compétitions. En effet, c’était  positif après un stage effectué pour ce poste au mois de septembre 2016 et élargi à tout candidat du territoire national. Pour cela, on a touché toutes les wilayas. D’ailleurs, on ne s’est pas limité à ce poste, puisqu’on a aussi organisé un stage de perfectionnement pour arbitres, avec la participation de 20 arbitres internationaux au mois de novembre dernier, à Bougara. Et avant cela, les entraîneurs avaient eu, eux aussi, leur stage, qui avait été encadré par l’expert Cédric Rouleau et avait réuni une vingtaine de participants.

Votre mandat tirant à sa fin, allez-vous vous représenter pour poursuivre votre mission ?

 

De prime abord, je dois dire que je suis satisfait de mon mandat qui arrive à sa fin début mars 2017. Les chiffres sont là pour prouver la qualité de notre travail, avec 86 médailles internationales engrangées, un premier titre africain en juniors individuel filles et garçons, une 16e place aux Championnats du monde, et un titre arabe chez les moins de 21 ans filles. En somme, je dirais que notre programme tracé à moyen terme est plutôt satisfaisant, d’autant plus que nous étions passés juste à côté d’une qualification pour les JO 2016, quand Lynda Loghribi s’était inclinée en demi-finale. Donc, tout cela m’encourage à me présenter pour un second mandat.

Durant ce mandat qui touche à sa fin, on s’est beaucoup forgé et surtout on a fait sortir la discipline de l’eau. On a acquis une certaine expérience, ce qui fait qu’on se sent capables d’aller encore de l’avant pour achever ce que nous avons commencé. On a fait de notre mieux, selon les moyens octroyés par le MJS. Nous avons également des sponsors, à l’image de Mobilis, l’hôtel «AZ» de Zéralda et d’autres partenaires étrangers dont la société « DONIC», spécialisée dans l’équipement spécifique au tennis de table. Prochainement, nous allons conclure un contrat de sponsoring avec la société indienne «STAG», qui va nous financer toutes les jeunes catégories.

On vous laisse le soin de conclure …

 

Je dois dire que beaucoup de travail nous attend. Nous devons en effet préparer les Jeux Africains d’Alger de 2018, les Championnats d’Afrique de 2017 de même que les Championnats d’Afrique des jeunes catégories. Mais le travail ne nous fait pas peur, surtout quand les soutiens existent. Et à ce propos justement, je remercie vivement les responsables du MJS et du COA, qui nous appuient sans cesse, ainsi que  tous nos partenaires dont Lakhdar Zine du complexe sportif d’Alger. Enfin, merci à tous ceux qui nous aident et nous encouragent à aller de l’avant.