ESCRIME : Raouf Bernaoui, président de la FAE : «L'étape d'Alger a une place importante dans le calendrier de la FIE»

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Coupe du monde de fleuret féminin

Raouf Bernaoui, président de la FAE : «L'étape d'Alger a une place importante dans le calendrier de la FIE»

Le président de la Fédération algérienne d'escrime (FAE), Raouf Bernaoui, a estimé que l'étape d'Alger de la Coupe du monde de fleuret féminin, dont la 5e édition a pris fin dimanche dernier, à la salle Harcha, occupe désormais une place «majeure» dans le calendrier de la Fédération internationale d’escrime (FIE).

 

 

«Nous avons réussi l'organisation de cette étape sur tous les plans et nous avons fourni le matériel qu'on trouve lors des Jeux olympiques. Ce rendez-vous est devenu important dans le calendrier de l'instance mondiale, de l'aveu même de son chargé de communication qui a jugé qu'il était parmi les plus réussis depuis l'entame de la saison. Il faut que vous sachiez aussi que nous avons battu, samedi, le record de visionnage en direct (live streaming) sur le site web de la Fédération internationale», a indiqué Bernaoui, à l'APS.

«La réussite est tout à fait normale pour un pays comme l'Algérie, qui dispose de plusieurs infrastructures capables d'accueillir de tels événements, comme la salle Harcha-Hacène, construite il y a 40 ans de cela», a ajouté le patron de l'instance fédérale.

Selon la même source, cette échéance a des retombées financières importantes pour l'Algérie et la FAE. «L'étape d'Alger est importante sur le plan financier pour l'instance fédérale et l'Algérie, car les participants n'ont pas de prise en charge et paient l'hébergement et le transport. Aussi, ils doivent s'acquitter de la somme de 60 euros pour chaque escrimeur engagé dans les épreuves individuelles et 400 euros pour chaque sélection engagée dans les épreuves par équipe, soit les frais de participation. C'est pour cette raison que nous sommes bénéficiaires sur tous les plans», a précisé Bernaoui.

Sur le volet technique, il a estimé que cette étape a permis aux Algériennes de se confronter à des joueuses de classe mondiale. «Notre élimination dès la phase de groupes n'est pas une surprise, vu les moyens dont nos adversaires disposent par rapport aux nôtres. Cette compétition a regroupé les meilleures escrimeuses au monde, qui sont des médaillées aux Mondiaux et Jeux olympiques. C'est difficile pour nous de rivaliser avec elles à ce stade de la compétition. Franchement, je suis très satisfait du niveau technique montré par nos jeunes joueuses depuis l'entame de la compétition. Par exemple, Mebarki a gagné un match face à une Sud-Coréenne et ce n'était pas facile devant une escrimeuse qui représente une nation habituée aux podiums, lors des rendez-vous mondiaux», s'est-il félicité.

En individuel, le dernier mot est revenu à l'Italienne Alice Volpi (N°2 mondiale), qui a battu sa compatriote Erica Cipressa sur le score de 15 touches à 6. Les huit escrimeuses algériennes engagées dans cette échéance avaient été éliminées, pour rappel, dès la phase de groupes.

Dans l'épreuve par équipe, notre sélection d'escrime a terminé, dimanche dernier, à la 16e et dernière place du classement. Au premier tour du tableau des 16, les Algériennes Yasmine Tantast, Meriem Mebarki, Sonia Zeboudj et Narimene El Haouari ont logiquement perdu face à la sélection italienne (45-16).

Lors des matchs de classement, elles se sont inclinées, respectivement, face à la Hongrie (45-10), l'Argentine (45-20) et enfin la Suède (45-27) pour terminer à l'ultime rang. Outre l'Algérie, pays hôte, 24 autres nations ont pris part à cette étape. Il s'agit de l'Argentine, l'Australie, le Brésil, le Canada,  la Chine, la Colombie, le Danemark, l'Espagne, la France, la Grande-Bretagne, l'Allemagne, la Grèce, Hong-Kong, la Hongrie, l'Irlande, l'Italie, le Japon, la Corée du Sud, la Pologne, la Russie, la Suède, la Tunisie, la Turquie et les Etats-Unis.