Natation – Championnats du monde en petit bassin à Dubaï

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Une récompense pour les médaillés africains

La délégation algérienne qui doit prendre part aux championnats du monde en petit bassin prévus à Dubaï (EAU) du 15 au 19 décembre est sur les lieux depuis vendredi.

La délégation algérienne qui s’est rendue à Dubaï (Emirats arabes unis) pour les championnats du monde en petit bassin (25m) est composée de trois nageurs et de quatre accompagnateurs. Les athlètes en question sont les suivants : Nabil Kebbab, Sofiane Daid et Malia Meghezzi. Quatre personnes accompagnent cette poignée de compétiteurs dont, il va de soi, l’entraîneur national, le Sud-Africain Karoly Von Töros. Selon certaines indiscrétions qui nous sont parvenues, le choix de ces sélectionnés a obéi à un seul critère, celui d’avoir obtenu une médaille lors de la dernière édition des championnats d’Afrique disputée au Maroc, au mois de septembre dernier, en grand bassin (50m). Seuls donc les trois athlètes cités ci-dessus ouvrent droit de participation à cet important rendez-vous mondial de Dubaï, qui aura lieu du  15 au 19 décembre prochain. A toutes fins utiles, signalons que Nabil Kebbab était parvenu à  décrocher trois médailles d’or à Casablanca, Sofiane Daid, deux en argent et une en bronze et enfin Malia Meghezzi, une en bronze. Ce sont ces médailles qui leur ont permis d’aller aux championnats du monde en petit bassin.

 

Bennaceur en forme, mais non sélectionnée

 

Si ce critère de médaille a été respecté à la lettre par la Fédération algérienne de natation (FAN), et accepté du reste par tous les nageurs concernés part une éventuelle sélection en équipe nationale,  il reste néanmoins certains cas qui n’ont pas été sélectionnés et qu’il faudra bien éclairer. A commencer par celui de Fella Bennaceur, celle que l’on définit comme étant la femme aux « records ». A elle seule,  Bennaceur en compte au moins quinze, dont le dernier remonte à un mois. Il a été réalisé dans l’épreuve du 200m papillon des derniers interclubs de France en bassin de 25m ! Ce qui fait de Fella, incontestablement, une potentielle sélectionnée, d’autant plus qu’elle affiche actuellement une très grande forme. Il y a aussi Lydia Yefsah qui aurait mérité une meilleure attention de la part des sélectionneurs de la FAN. Certes, Lydia n’a pas obtenu une breloque à Casablanca mais elle a gagné l’estime du coach national en battant son propre record d’Algérie au 200m brasse. C’est tout de même une performance que l’on peut prendre en considération.

 

Pas de minima aux championnats du monde

 

Chez les garçons également, plusieurs d’entre eux avaient terminé au pied du podium lors des championnats d’Afrique qui ont eu lieu au Maroc, dont certains à une poignée de centièmes du 3e nageur classé, à l’exemple de Naoufel Benabid. Avec tous ces nageurs, la délégation algérienne aurait fière allure d’autant plus que pour tous les championnats du monde, la Fédération internationale de natation (FINA) n’exige pas de minima de qualification. Il faut donc tout simplement prendre les plus en forme du moment, en fonction des compétitions, et lancer, pourquoi pas, nos jeunes espoirs dans le « bain » mondial à côté des grands champions de cette discipline, comme le fait, par exemple, la Tunisie. Ce qui nous fait dire qu’une compétition ne peut en aucun cas constituer une récompense par rapport à une autre. C’est tout simplement anti-pédagogique.

 

A quoi servent les prises en charge ?

 

D’autre part, à quoi servent toutes les prises en charge en dinars et en devises fortes, dans le cadre de la préparation de nos nageurs ? Si ce n’est pour être fin prêt pour les prochaines échéances au programme de l’EN : les jeux arabes, jeux africains, et dans une large mesure, bien évidemment, les Jeux Olympiques de Londres 2012. Pourquoi donc laisser ces nageurs à la maison alors qu’ils ont la possibilité de côtoyer le gotha mondial ? A moins que d’autres critères, dont nous ignorons la consistance, n’aient été retenus par la Fédération algérienne de natation. Des personnes initiées s’interrogent encore, jusqu’à aujourd’hui, sur ce qui s’était vraiment passé en dehors du bassin aux championnats du monde de Rome, en août 2009.

Encadré

Photo Meghezzi

Le beau geste du DTS de l’USM Alger Reda Zemmouri

 

En plus de son pécule pour sa sélection aux championnats du monde de natation, Malia Meghezzi, une nageuse de l’USM Alger, en a reçu un autre de la part de son club employeur. Le Directeur technique sportif, Reda Zemmouri, s’est personnellement investi pour faire aboutir cette opération. Il est vrai que quand les moyens existent, les dirigeants de l’USMA n’ont jamais été avares avec leurs athlètes, toutes disciplines confondues. Un exemple pour d’autres clubs.

O. K.

 

Quelques données sur les Mondiaux de Dubaï

 

  • Le 9 avril 2006, lors des Championnats du monde de natation en petit bassin 2006 organisés à Shanghai, la FINA a annoncé le choix de la candidature émiratie aux dépens de celle de la capitale turque, Istanbul.

 

  • Avec un stade aquatique pouvant accueillir 15000 spectateurs assis, Dubaï sera la première ville du Moyen-Orient à accueillir cette compétition mondiale. Elle aura lieu au complexe aquatique de « Hamdan Ibn Mohammed Ibn Rachid » situé dans Dubaï-Land.

 

  • Les championnats de natation en petit bassin ont eu lieu tous les deux ans depuis leur inauguration à Palma de Mallorca, en Espagne, en 1993. Puis successivement en 1995 à Rio de Janeiro (Brésil), 1997 à Göteborg (Suède), Hong Kong (Chine) en 1999,  2000 à Athènes (Grèce), 2002 à Moscou (Russie),  2004 à Indianapolis (Etats-Unis), 2006 à Shanghai (Chine), et enfin en  2008 à Manchester (Angleterre) .