Après la démission de Jawad Larbaoui

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Que fera le MJS ?

Tous les observateurs et les amoureux de la natation se demandent quelle suite donnera le MJS à la démission, inattendue et précipitée, de Jawad Larbaoui, de la présidence de la FAN, poussé vers la porte par les sept membres dissidents. Ces derniers ont du mal, semble-t-il, à digérer la décision de la tutelle d’affecter un autre secrétaire général en remplacement de

Badreddine Boukezouha, appelé à d’autres fonctions. Ils sont même allés jusqu’à « défier » le MJS par la signature de deux motions, l’une pour soutenir l’ex- SG et l’autre pour un retrait de confiance au président. Deux actions anti-réglementaires qui poussent certains à en déduire qu’une collusion existerait bel et bien entre les sept membres réfractaires et le désormais ex- SG. A chaque acteur averti de la discipline d’en tirer ses propres conclusions. Mais il y a maintenant deux grandes questions à poser. La première concerne l’élection d’un nouveau président, au cas où le ministre chargé des sports accepte la démission de Larbaoui, la seconde est relative à la présentation des bilans moral et financier. Et c’est justement à ce niveau que se situent les couacs. En effet, supposons que Larbaoui et son ancien SG, mis dans l’obligation de présenter leurs bilans de la saison écoulée à l’AG ordinaire, acceptent, ainsi que les membres du bureau, de collaborer à leur élaboration.

Une situation kafkaïenne

Dans ce cas, de deux choses l’une : ou les bilans sont adoptés, et dans ce cas précis, les membres du bureau sont reconduits, ou bien ils sont rejetés, ce qui entraînerait ipso facto la fin du mandat de tous les élus. Parallèlement à cette action, l’AG extraordinaire, en vertu de l’article 53 des statuts de la FAN, est dans l’obligation d’élire un nouveau président dans un délai de 30 jours à compter de la date de la constatation de la vacance. Nous aurions, de ce fait, un nouveau président dans l’attente de constituer son bureau ou de travailler avec les anciens élus, s‘ils sont reconduits par l’AG dans le cas où les bilans sont adoptés. Une situation de blocage naîtra sûrement de cette cohabitation surtout si le nouveau responsable de la FAN ne partage pas les visions des membres du BF. Nous assisterions alors à un retour à la case de départ. Bref, une situation kafkaïenne où seule l’intervention directe des pouvoirs publics peut remettre de l’ordre, et ce, en vertu de l’article 20 des statuts de la FAN qui stipule : « En cas de dysfonctionnement graves, ou lorsque des impératifs d’ordre publics et d’intérêt général le requièrent, le ministre chargé des sports peut convoquer l’AG Extraordinaire afin d’examiner le point inscrit à l’ordre du jour ». L’installation d’un directoire serait l’organe le plus indiqué pour mettre enfin de l’ordre dans cette Fédération qui a longtemps fonctionner au gré des humeurs des uns et des autres. C’est le scénario souhaité par de nombreux acteurs de cette discipline.

O. K.