Crise à la FAN : Un grand élan de soutien à Larbaoui

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Depuis l’annonce faîte par le Président de la Fédération algérienne de natation,  Jawad Larbaoui, de mettre fin à son mandat de président de la FAN, un grand élan de soutien se manifeste. Il émane d’anciens dirigeants, d’anciennes gloires de cette discipline, de dirigeants de clubs et d’athlètes, qui lui ont tous exprimé leur appui. Alors que tout le monde s’est accordé un répit après l’intervention directe de Mustapha Larfaoui, dans le but de réhabiliter le secrétaire général, Badreddine Boukezouha, dans ses fonctions, et que rendez-vous était fixé au 24 septembre pour une réunion du bureau fédéral afin d’aplanir autant que possible les différents entre les membres, voilà que, quatre jours plus tard, soit mardi dernier, le président de la FAN surprend tout le monde en remettant sa démission. En effet, acculé par le jeu de coulisses, animé par des personnes qui gravitent, tels des électrons, autour de la FAN, le président Larbaoui a fini par craquer et jeter l’éponge.

Ne pas confondre vitesse et précipitation

C’était le faux-pas attendu par les adversaires du premier responsable de la FAN, pour organiser parait-il une réunion aujourd’hui, en vue de constater la vacance du poste de président et prendre les mesures qui s’imposent dans ce cas de figure. Dans leur précipitation, ils ont omis certaines dispositions de l’article 30, chapitre III, des statuts de la Fédération. Entre autres, celle qui fait référence au constat de vacance dûment établi par les pouvoirs publics. Ce qui veut dire, que la démission du président de la FAN tant qu’elle n’est pas validée par qui de droit, est tout simplement caduque, et, par extension, toute réunion du BF, en dehors de celle fixée par le président, est nulle et non avenue. La vraie famille que compte la natation algérienne est consciente des enjeux de ce bras de fer. Tout le monde s’accorde à présent pour dire qu’au-delà du conflit entre le président et le secrétaire général, la crise est plus profonde. Elle remet à nu les fondements même de cette Fédération.

 

Cumul de fonction : Six membres « hors la loi »

D’autre part, la véritable raison de cette fuite en avant de certains membres du BF est liée à l’ordre du jour de la prochaine réunion fixé par le président et transmis au SG, où il est notamment mentionné que les membres doivent s’acquitter de leur cotisation annuelle de 500.00 DA ! Somme dérisoire comparativement à celle qu’ils perçoivent lorsqu’ils sont en mission, et qui peut atteindre 100 fois, voir plus ce montant, et surtout qu’ils doivent impérativement assainir leur situation administrative envers la Fédération. En effet, selon le décompte fait par le président, à ce jour six membres n’ont pas encore remis leur démission de président de ligue ou de clubs alors qu’ils siégent comme membre au sein du BF, ce qui les met « hors la loi » en vertu de l’Article 37, Chapitre III des Statuts de le Fédération où nous pouvons lire : « Outre les dispositions législatives et réglementaire en vigueur, il est interdit tout cumul de fonctions électives de président ou membre élus au sein de clubs, ligues ou fédérations d’une même discipline ». Ces deux dispositions, à savoir le recouvrement des cotisations et le suivi de la situation administrative des élus, sont du ressort du secrétaire général, qui ne les a jamais fait respecter. Parions que se sera fait prochainement, mais sous une forme plus ou moins alambiquée…

O. K.