Coupe d’Algérie Les vainqueurs : GSP en garçons, USMA en filles

  • PDF

 La coupe d’Algérie, qui s’est déroulée le week-end dernier à la piscine du Bejaia, a enfin jeté son dévolu sur deux formations, le GS Pétroliers en garçons et l’USM Alger en filles. Le GSP a totalisé après trois séances de compétition, 26.403 points et l’USMA 25.198. Mais que de rebondissements dans cette 22e édition, dont la première s’est tenue en 1986, à l’initiative de son concepteur le Russe Evgueni Settin, ex entraîneur des équipes nationales dans les années 80. Le but de la nouvelle formule est de classer les athlètes en toutes catégories, dans les deux sexes par spécialité. D’où la mise en place des six programmes de nage (sprint, fond, brasse, dos, papillon et 4 nages).

Les favoris sans grand panache

A ce sujet nous ne manquerons de signaler les succès de deux jeunes athlètes, l’un en garçons Ramzi Makhmoukh (18 ans) de l’INFS/Constantine et l’autre en filles, Meriem Kseraoui (16 ans) du GSP. Ils ont bravés tous les pronostics, en remportant le premier, le programme papillon, avec un total de 3.498 points et la seconde celui du dos avec 3.164. Les autres programmes certes sont revenus aux favoris habituels, mais difficilement, souvent sans panache et avec un écart très réduit (01 point !). Leurs chronos aux différentes courses ont été tous justes moyens. Néanmoins nous avons relevé deux meilleures performances dans les jeunes catégories. Il s’agit de celles du junior Ramzi Makhmoukh au 50m papillon (25.80) et du minime Walid Chelbab du Sahel El-Biar au 200m nage libre (2 :07.15).

 

L’affaire Kouza se complique

S’il y a bien une affaire qui risque d’éclabousser la Fédération, c’est bien celle de Amira Kouza. Surtout après son succès dans le programme brasse. D’ailleurs la Direction de l’organisation des compétitions de la FAN, n’a pas encore homologué son résultat, et ce, tant que le bureau fédéral n’a pas statué sur sa qualification au GSP. Afin d’éclaircir un tant soit peu nos lecteurs et selon les informations que nous avons glanées ça et là, voici en quoi consiste l’affaire Kouza : Signataire d’une licence à l’ASPTT Alger la saison écoulée, cette nageuse a démissionnée dans les délais, soit avant le 31 octobre 2008. Son vœu était de signer au GSP, mais celui-ci avait déjà engagé deux seniors venus de clubs différents (c’est le quota admis par les règlements de qualification). Kouza dépose alors, un dossier à la ligue de Tipaza avec le club de Bou Haroun pour être qualifiée dans cette ligue. Après études, son dossier est rejeté par la CRQ (commission des règlements et qualifications) pour dossier incomplet.

Logiquement cette athlète est depuis sans club, suite à cette décision. Alors, que l‘on nous explique comment elle s’est retrouvé dans le programme de cette compétition sous les couleurs du GSP, sachant pertinemment que des réserves allaient être formulées contre elle. 

Affaire à suivre.

O.K

Les résultas par points

Garçons

1- GS Pétroliers           26.403

2- ASPTT Alger          25.385

3- USM Alger             25.378

Filles

USM Alger                  25.198

ASPTT Alger              24.957

GS Pétroliers               22.594

 

Vainqueurs des programmes (points)

Sprint

Zoheir matoub (GSP)              3.379

Amel Lalla (ASPTTA)             3.290

Fond

Mahrez Mebarek (GSP)                      3.457

Malia Meghezzi (USMA)                    3.429

Dos    

Anis Beghriche (INFS/C)                    3.364

Meriem Kesraoui (GSP)                      3.164

Papillon

Ramzi Makhmoukh (INFS/C)  3.498

Amina Serir (USMA)                          3.316

Brasse

Younes Haddad (GSP)                       3.349

4 nages

Mehdi Hamama (GSP)                        3.537

Lydia Yefsah (USMA)            3.154

 

 

Entretien avec le président de la ligue de Bejaia

Khodir Madani : « Les enfants veulent apprendre à nager »
 D’un dynamisme à vous couper le souffle, le président de la ligue de Bejaia, Khodir Madani, entre deux cérémonies protocolaires, s’est prêté volontiers aux questions de Planète Sports.

 

Présentez-vous à nos lecteurs

Dr Khodir Madani, professeur à l’université de Bejaia, où je dirige le département des sciences alimentaires. C’est un département très spécialisé dans le contrôle de la qualité. Je suis à la ligue de natation de Bejaia car je m’intéresse à la qualité de l’eau des bassins. 

 

La wilaya de Bejaia souffre d’un manque flagrant de piscines, pourquoi ?

Bejaia est le gros pléonasme de l’Algérie. Bejaia c’est 52 communes, c’est prés d’un million d’habitants, le chef lieu de wilaya est peuplé de 300.000 habitants. Bejaia c’est aussi 120km de côtes mais comme vous l’avez si bien souligné, Bejaia a une seule piscine. Elle accueille, 1.300 adhérents, et 500 athlètes licenciés, soit un total de 1.800 pratiquants. Le gros problème est c’est une bizarrerie, selon une étude statistiques, prés de 70% de personnes qui fréquentent cette structure, ont entre 08 à 14 ans, et ne savent pas nager dans une ville comme Bejaia.

 

Et pourquoi selon vous ?

C’est très simple, il n’y a plus de pratique natatoire sur les plages de la commune de Bejaia, car elles sont fermées par l’activité économique. Il est vrai que cette dernière est importante pour la région, mais il est grand temps pour qu’elle donne quelque chose à ces enfants qui aimeraient bien apprendre à nager.

 

A ce sujet existe-t-il des projets dans la wilaya ?

Nous entendons par ci par là au niveau de l’APW, et de la wilaya de l’existence d’un plan de construction d’infrastructures entre El-Kseur et Akbou. Mais je me demande qui fait ces travaux, car la matière grise de cette discipline est au sein de la ligue. Nous sommes sûrs, que dans ces deux communes, il n’existe pas de spécialiste en pratique natatoire. Donc ce que nous disons, quand on veut construire j’aimerai que l’on consulte les professionnels, pour pouvoir monter de vraies infrastructures fonctionnelles. A titre d’exemple, Akbou a une piscine qui n’a pas fonctionné depuis des années, car il n’y a pas de technicien qui peut la gérer. Il est grand temps que le besoin en ressources humaines colle aux infrastructures. C'est-à-dire former les gens aux métiers de piscine. 

 

Quelles sont, selon vous les retombées de l’organisation de la coupe d’Algérie à Bejaia ?

La préparation de cette coupe d’Algérie a plusieurs impacts. Le premier est que nous sommes capables de pendre en charge, des événements à l’échelle nationale, le second est d’ordre technique. Nous voulons que nos jeunes compétiteurs licenciés dans quatre clubs, se confrontent  à plus forts qu’eux, pour acquérir de l’expérience. Il faut savoir que depuis que j’ai pris en main les destinées de la ligue, nous organisons, deux compétions de wilaya par mois. C’est grâce à cela, que nos jeunes arrivent à réaliser de belles performances malgré leur jeune âge. De plus, de plus en plus de sponsors s’intéressent, à cette discipline, ils aident la ligue et ont émis le souhait de prendre en charge nos meilleurs athlètes compétitifs

 

Votre dynamisme est communiquant !

Le vôtre aussi, car c’est grâce à votre quotidien que les disciplines dites « mineures », trouvent leur place au sein de la scène médiatique nationale. La presse sportive a un rôle très important à jouer dans le développement de notre discipline.

Propos recueillis par

O.Kama