KARATE : Entretien avec le président de l’Union africaine et vice-président de la Fédération internationale de karaté) :

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Entretien avec le président de l’Union africaine et vice-président de la Fédération internationale de karaté) :

Mohamed Tahar Mesbahi  :

«Les grandes écoles de karaté se sont imposées aujourd’hui»

 

Présent lors de ces Championnats d’Algérie par équipe, nous avons saisi l’opportunité et avons sollicité le président de l’Union africaine de karaté, et vice-président de la Fédération internationale de la discipline, Mohamed Taher Mesbahi, afin qu’il nous livre ses impressions sur cette compétition, mais aussi pour nous parler du développement du karaté africain en général.

 

Vous avez assisté aujourd’hui aux Championnats nationaux kumité par équipe. Que pourriez-vous nous dire à ce sujet ?

 

Je dirais tout d’abord que l’organisation était d’un bon niveau. En effet, ayant déjà  assisté à des compétitions africaines ou encore internationales, je pense que c’était réussi.

 

Et qu’en est-il des résultats et de la performance des karatékas ?

 

Je pense que le niveau de ces jeunes karatékas est en train de s’améliorer. De plus, ce sont les grandes écoles de karaté qui se sont imposées aujourd’hui et ont remporté les premières places.

 

A présent, pourriez-vous nous parler des opérations entreprises par l’instance continentale que vous dirigez afin de développer le karaté africain ?

 

Nous faisons en sorte d’axer notre travail sur des stages de formation. En effet, nous organisons des stages de différentes sortes, comme par exemple ceux destinés aux arbitres de différents pays, notamment les plus démunis qui se situent le plus au sud du continent. La Fédération internationale essaye également de mettre tous les moyens nécessaires à la disposition de ces pays, certains d’entre eux ne disposant même pas de tatamis à même de permettre à leurs athlètes de s’entraîner convenablement.

 

Et qu’en est-il de la contribution du karaté algérien ?

 

L’Algérie, mais aussi l’Egypte la Tunisie et le Maroc ont de tous temps contribué au développement de la discipline. Ils représentent une véritable locomotive du karaté africain., Les athlètes des autres pays africains ont en effet l’occasion d’apprendre davantage et de progresser du fait qu’ils se frottent aux karatékas de quatre pays du Nord de l’Afrique, notamment lors des épreuves de kata.

Propos recueillis par Amel Bouazza

 

Impressions …    Impressions …    Impressions …

Nesrine Kerrar (Karatéka GSP) :

«Maintenant, cap sur les JM de Turquie»

«On avait effectué une bonne préparation avec nos entraîneurs et travaillé d’arrache-pied tout au long de l’année. C’est la troisième fois qu’on remporte le titre. En effet, l’expérience qu’on a pu acquérir auparavant nous a énormément aidés. Maintenant, cap sur les Jeux Méditerranéens de Turquie. D’ailleurs, nous allons bientôt entrer en stage avec l’EN, c’est à partir du 3 juin».

 

Faouzi Hamadache (entraîneur Mahfouda, Béjaïa) :

«Une fierté d’avoir été confrontés à une équipe telle que le GSP»

«C’est un bon résultat, surtout au vu de la stature de l’adversaire qu’on a eu à affronter. La formation du GSP jouit de bien plus de moyens que nous. C’est donc une fierté d’être confrontés à des équipes de ce genre. C’était vraiment une surprise pour nous que d’arriver en finale, chose qui ne nous était pas arrivée depuis 2008. Maintenant, nous devons nous préparer sérieusement pour les prochaines échéances, à commencer par la Coupe d’Algérie, prévue pour le 29 juin».

 

Saïda Djebra (karatéka Mahfouda, Béjaïa) :

«Une deuxième place bien méritée»

«Je suis très contente de cette deuxième place bien méritée car le  niveau était élevé. J’avoue qu’on ne s’attendait pas à monter sur cette deuxième marche du podium, mais c’est finalement ce qui est arrivé et c’est tant mieux pour nous».

Amel B.