Equitation : Un retour triomphal de Hocine Akkache

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Challenge mondial (FEI) à Bordj El-Bahri

Un retour triomphal de Hocine Akkache

 

Le cavalier de l’OPLA, Hocine Akkache, montant Joakim, n’a laissé aucune chance à ses rivaux du Challenge mondial organisé le week-end dernier à Bordj El-Bahri.

 

Le Challenge mondial organisé le week-end dernier par le Club équestre de Bordj El-Bahri (CEBEB) sous l’égide de la Fédération équestre algérienne (FEA) a été remporté par Hocine Akkache (OPLA) montant le cheval Joakim.

Le Challenge mondial catégorie A est une compétition de saut d’obstacles qui se déroule dans chaque pays affilié à la Fédération équestre internationale (FEI). Elle est disputée sur un parcours identique en présence d’un juge international envoyé par la FEI pour valider les résultats afin de les transmettre au jury de la FEI. Les vainqueurs de chaque pays ayant obtenu les premières places du podium devront s’affronter dans un pays choisi par la FEI où devra se dérouler la finale du challenge, d’où sa dénomination de Challenge mondial.

 

Après deux ans d’absence

 

La victoire de Hocine Akkache a surpris plus d’un car absent effectivement des compétitions depuis deux années.  Une absence due non pas à un retrait de la scène sportive mais pour la simple raison qu’il préparait une jument qui s’est avérée tardive, en langage hippique, cela signifie qui ne progresse pas rapidement par rapport à d’autres chevaux. Son sérieux et son assiduité dans le travail ont fini par attirer l’attention d’un propriétaire de chevaux, M. Megrad, qui a mis à sa disposition un cheval d’importation acheté au prix fort. Après seulement un mois d’adaptation avec Joakim, Hocine Akkache s’est distingué en remportant la victoire à l’issue de quatre épreuves étalées sur deux jours. Avec des doubles sans-faute, H. Akkache sur Joakim est revenu sur le terrain de la compétition par la grande porte. Ayant trouvé chaussure à son pied, H. Akkache avec Joakim semble avoir formé le couple idéal pour les grandes échéances. Mohamed Mesrati, ex-cavalier de la Garde républicaine, qui vient de retourner à la vie civile dans son club d’enfance, le CHM Blida, sur le cheval Rodulus, appartenant à Halim Kadri, a réalisé lui aussi deux doubles sans-faute mais avec deux points de pénalités pour dépassement de temps.

 

Le perdant du jour

 

Le perdant du jour est le jeune cavalier espoir au palmarès plus grand que son âge, Sid Ali Allali. Ce dernier sur Illustre (CHP) était donné favori. Avec une barre tombée, le couple écope de quatre points le premier jour. Les parcours, dont la hauteur était de 1,20 m, étaient franchis par ses aînés avec des sans-faute, lui laissant quand même la troisième marche du podium. Les autres cavaliers qui nous ont habitués à les voir sur le podium n’ont pas eu de chance cette fois-ci. Ali Boughrab sur Cerrine de l’école de police de Soumaâ a chuté. Joyaux sous la selle de Newfel Bougandoura (CEBEB) a fait un refus plus deux casses. Brahim Aït Lounis (Zéralda) sur Libellule avec 8 points de pénalités s’est retrouvé loin du podium. Par contre, son coéquipier Nabil Aït Tigrine sur Général a fait une belle prestation qui lui a valu une place honorable dans l’épreuve de samedi.

La remise des cadeaux aux lauréats s’est terminée par une «gril party» offerte par le directeur du club, Tewfik Bougandoura, aux nombreuses personnes présentes.

 

Résultats

1er : Hocine Akkache (OPLA) sur Joakim

2e : Mohamed Mesrati (CHM Blida) sur Rodulus

3e : Sid Ali Allali (CHP) sur Illustre

 

Impressions…

Hocine Akkache (OPLA), vainqueur :

« J’ai travaillé dur »

«Je tiens d’abord à remercier le propriétaire Megrad qui m’a fait confiance en me donnant son cheval, Joakim. Je tenais beaucoup à cette victoire à Bordj El Bahri. Pour y parvenir, je n’ai ménagé aucun effort en travaillant dur à l’entraînement. J’espère que ce ne sera pas seulement un baroud d’honneur.»

 

 

Brahim Aït Lounis (Zéralda) :

« J’étais loin du podium »

 

«Au cours de ce challenge important, j’ai cumulé 8 points de pénalités. C’est vraiment trop pour espérer une place sur le podium. Ma jument Libellule est plus à l’aise sur de plus grosses côtes. Par contre, avec l’autre jument, Baïleze, âgée à peine de 5 ans, j’ai  concouru dans l’Open et dans la catégorie C. J’ai remporté les deux épreuves. Je me contente donc, pour le moment, de mes prestations.»

Dominique Rubot Huguesb  (France), officiel de concours :

« Les cavaliers algériens ont beaucoup évolué »

 

«J’ai eu à officier le concours international qui s’est déroulé l’année dernière à la Garde républicaine. En une année, je constate que les cavaliers algériens ont beaucoup évolué. Le niveau technique est au-delà de la moyenne, pour ne pas dire bon. Quant aux chevaux, c’est ceux qu’on trouve dans les compétitions internationales.»

A. M. D.