Equitation : Absence de programme de compétition

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Un malheur ne vient jamais seul

Aucun programme de compétition viable, digne de ce nom, ni projet de développement ambitieux de la discipline, encore moins de formation de jeunes cavaliers. Tel est le constat que l’on peut faire objectivement de l’activité de la Fédération équestre algérienne (FEA) au titre de la saison 2010-2011. Les propriétaires de chevaux, qui ont investi de grosses sommes dans l’achat de montures d’importation de valeur, pour assouvir une passion qui revient très chère, sont dans l’expectative la plus totale. Ayant cru à un nouveau départ, les cavaliers sont déçus maintenant par la direction technique de la FAE qui ne fait pratiquement rien pour faire bouger les choses en redonnant vie à la compétition. Au contraire, en début de saison, le nouveau règlement rédigé par le DTN de la FEA a créé une polémique sans précédent dans le milieu équestre algérien. Il a fallu une pétition et une mobilisation générale de cavaliers pour faire changer d’avis au DTN. En plus de ces décisions inopportunes des responsables des sports équestres, une épidémie vient de toucher le cheptel équin en Algérie. Il s’agit de la grippe équine. Cette maladie est contagieuse, la grippe équine se transmetant facilement d’un cheval à un autre.

 

Une mise en quarantaine forcée

Pour parer à toute éventualité, la direction des services vétérinaires de Tiaret puis celle d’Alger ont mis sous quarantaine les chevaux des clubs, interdisant ainsi les déplacements de tous les équidés. Nous avons relevé, ainsi que d’autres observateurs, que le va-et-vient de chevaux achetés aux marchés à bestiaux, qui entrent et sortent dans les clubs sans carnets de vaccination, et sans être placés en quarantaine, comme le stipule les règlements, ont facilité la propagation de la grippe équine. Les principaux responsables de cette épidémie, que l’on peut, fort heureusement, traiter, sont en premier lieu les clubs et le service vétérinaire de la FEA chargé de vérifier les livrets signalétiques et de vaccination de chaque cheval lors de chaque compétition. Ce qui n’a pas été le cas. A l’arrêt technique, vient s’ajouter une mise en quarantaine forcée des chevaux, ce qui a mis fin, depuis le mois de juin, à toutes les rencontres équestres, régionale ou nationale. Un coup fatal pour les cavaliers propriétaires qui espèrent toujours en des jours meilleurs…

B. W. H.