Louisa Mokrani : « Le cheval est aussi beau que mystérieux »

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Une cavalière parle de son expérience

Louisa Mokrani : « Le cheval est aussi beau que mystérieux »

Elle a 25 ans et monte à  cheval depuis son enfance. Accro de l’équitation, Louisa Mokrani a passé, comme de nombreux autres passionnés, de nombreuses heures à regarder les reprises, à s’occuper de ses chevaux préférés, à  participer aux stages pendant les vacances et à tisser des liens avec les autres cavaliers.

C’est au club équestre de Baïnem qu’elle fait ses débuts en 1990 alors qu’elle n’avait que 5 ans. Généralement, on commence  à l’âge de 9 ans (réglementation oblige), mais les Mokrani sont des passionnés d’équitation. C’est normal pour les descendants du Cheikh El Mokrani !

Après la fermeture du club de Baïnem en 1990 pour des raisons de sécurité, les adhérents se sont dispersés dans plusieurs clubs de l’Algérois. Louisa Mokrani à rejoint le centre de loisirs de Zéralda jusqu’en 1995  ou elle décide, en compagnie de son frère et ses sœurs, de rejoindre le Club  Hippique Populaire de Mohammadia (CHPM). A l’âge de 12 ans, elle obtient le premier degré d’équitation avec mention et participe, pour la première fois, à une vraie compétition. Sa faculté d’adaptation avec n’importe quel cheval fait d’elle une cavalière de premier ordre. Elle remporte la première victoire en concours national avec Djemila jument du club très prisée par les jeunes cavaliers du CHPM. Pour  encourager sa fille à se perfectionner dans le saut d’obstacles, le père décide de lui offrir un cheval en 1998.

 

Une passion à part entière

Avec son cheval Sophiane, Louisa et son frère collectionnent victoire après victoire. La plus prestigieuse est celle de la FEI.  Louisa remporte aussi le  tournoi du Ramadan qu’organise chaque année la FEA. Très connue dans le milieu équestre, elle a pratiquement sillonné tous les clubs équestres de l’Algérie, en tant que cavalière engagée dans les concours nationaux. Actuellement, elle fait des études vétérinaires. Nous lui avons posé une seule question : celle de savoir pourquoi l’équitation n’est plus pour elle un simple loisir, mais une passion à part entière ?  « Disons que le fait de partager quelque chose de très fort, une véritable relation avec un animal aussi beau et aussi mystérieux m’a donné envie de pousser encore plus mon exploration de son univers. C’est ce qui explique mon choix de faire des études vétérinaires ».

Aujourd’hui, Louisa Mokrani porte un regard critique sur l’équitation algérienne, de par ses années passées en compagnie du meilleur ami de l’homme, ses années de compétitions, son expérience enrichissante.

B.W.H