Kamel Ikhanazene (DTN) :

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« Il faut donner à nos cavaliers plus de moyens » 

Le directeur technique national de la Fédération équestre algérienne (FEA), Kamel Ikhanazene, a indiscutablement réussi sa première sortie avec la sélection nationale de saut d’obstacles qui s’est illustrée récemment à Tripoli (Libye) pour participer à un concours internationale. En effet, fraîchement installé aux commandes de la barre technique de la FEA, le DTN n’est pas rentré bredouille à Alger. Avec  cinq victoires remportées à Tripoli (Voir Planète Sport des 28 et 29 octobre 2009), Ikhanazene vient de démontrer, encore une fois, qu’il a plus d’un tour dans son sac. 

Planète Sport qui suit de près l’évolution des sports équestres, ainsi que toutes les autres disciplines, a réussi à soutirer quelques impressions au DTN, généralement très réservé.

 

Pour votre première sortie depuis votre nomination à la DTN, vous avez réalisé un excellent résultat en Libye?

«  Franchement, les cavaliers sélectionnés étaient déjà bien préparés dans leurs clubs respectifs. Je n’ai personnellement fait que le devoir d’un coach dans une compétition. »

 

Et que fait le coach dans les rencontres internationales ?

 « Il explique aux cavaliers la manière de se comporter lors des épreuves auxquelles ils participent. Il les rassure  et les met  en confiance. Il choisit l’épreuve qui correspond le mieux aux aptitudes physiques et techniques du cavalier que l’on veut engager. Après, lorsqu’il est en piste, chaque cavalier sait ce qu’il doit faire avec sa monture. »

 

Que pensez-vous des membres de l’E.N ?

 « Des cavaliers comme Brahim Aït Lounis, Toufik Bougandoura, Abdelkader Benharat ou Ali Boughrab, ont une grande expérience dans le saut d’obstacles. Ils  peuvent faire encore mieux mais à condition de leur donner plus de  moyens sur tous les plans. Les cavaliers de la catégorie « Espoirs », Anis Chatter, Sid Ali Allali et Djallal Belabed  sont la  relève de demain. Pour ce qui est des cadets, ils ne demandent qu’à apprendre. Ce sont de jeunes cavaliers qui ont la hargne de vaincre. Je félicite leur moniteur qui a vraiment fait du bon travail de formation. Il faut plusieurs années pour arriver à façonner un bon cavalier. Le DTN et  les entraîneurs nationaux n’ont fait qu’encadrer les cavaliers sélectionnés pour le concours international de Libye. Chacun a apporté sa pierre à l’édifice et les résultats sont là pour le prouver ».

B.W.H.