Brahim Aït- Lounis au concours international de Tripoli

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Une victoire méritée pour un bosseur acharné

En remportant la première épreuve du concours international équestre, qui vient de prendre fin à Tripoli (Libye), Brahim Aït- Lounis, sur le cheval Général de Pâques, a surpris des advbersaires de renom, mondialement connus, tels le Britannique William Whitaker et l’Irlandais Cian O’Connor.

Instructeur au club équestre et loisirs de Zéralda, où il pratique et enseigne l’équitation, tout en continuant à empiler des médailles et des coupes, Aït Lounis est connu pour son sens de l’effort et de la concentration. Sa passion pour l’équitation est une réalité de tous les jours.

Nous avons rendu vite au quintuple champion d’Algérie sur son lieu de « travail ». .

Les professionnels engagés à Tripoli ne vous ont pas impressionnés ?

Avant la compétition, oui, mais après la reconnaissance du parcours, j’ai constaté que j’avais  une chance de faire quelque chose. Les lignes techniques très ouvertes et les foulées nécessaires étaient  favorables  pour mon cheval qui a une grande amplitude.

La Libye a mis d’énormes moyens dans ce concours international ?

Pour organiser un concours international comptant pour le championnat du monde, il faut beaucoup d’argent. Des épreuves dotées de 50.000 dollars, sans le  quitus de 40.000 dollars pour chaque cavalier professionnel engagé démontrent bien la volonté des autorités libyennes de réussir ce concours international. Avec, en prime, le transport  des chevaux par avions spéciaux.

Et pourtant ce pays n’a remporté aucune épreuve, bien qu’il ait des chevaux qui valent plusieurs millions de dollars ?

Effectivement, leurs chevaux sont très bons. Nous avions eu l’occasion de les voir évoluer lors des derniers Jeux africains qui se sont déroulés à Alger en 2007. Il faut savoir aussi que les cavaliers libyens sont installés en Belgique et participent aux concours internationaux  durant toute l’année.

Les cavaliers algériens ont réussi à gagner quatre épreuves. Qu’en pensez- vous ?

J’en suis personnellement très heureux. Avec peu de moyens, mais beaucoup de talent et de volonté de bien faire, nous  sommes parvenus à faire une belle moisson de trophées avec nos très bons jeunes cavaliers. C’est encourageant pour l’avenir.

La Fédération envisage d’acheter des chevaux à l’étranger et de faire appel à un expert  pour encadrer les cavaliers algériens. Est-ce une bonne formule ?

C’est une excellente éventualité. Avec des chevaux de grande qualité, je pense qu’on pourra faire de meilleurs résultats. Il faut tout simplement  travailler beaucoup et participer plus souvent à des compétitions internationales. L’apport d’un expert ne que nous être profitable.

Serez-vous présent au Grand Prix du 1e Novembre doté par La Nouvelle République ?

Absolument. Avec une dotation si conséquente (ndlr : 600.000 DA),  tous les meilleurs cavaliers seront présents durant les trois jours de compétition. Ce Grand Prix d’un niveau aussi important, très stimulant pour tous, est une première dans l’équitation algérienne à ne pas rater.

B.W.H.