Le club n’est pas mort

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Le CHP va renaître de ses cendres …

Il se disait de tous côtés que le Club Hippique Populaire de Mohammadia était fini… Non, le CHPM n’est pas mort puisqu’il active encore, et organise même des concours.

A l’initiative des membres de l’association, un inter-club regroupant les associations du Centre (Bordj El Bahri, CHA, CHP) a été organisé dans une petite carrière improvisée pour la circonstance sur la piste du champ de course du Caroubier, vendredi dernier. Malgré une météo capricieuse, les adeptes des sports équestres, petits et grands, ont tenu à rendre hommage au grand club, en étant présents tout simplement. Même le président sortant Abdelmadjid Aouchiche a tenu à assister à ce rassemblement sportif amical. Une présence très significative, qui démontre clairement l’attachement de ce dernier et son soutien aux sports équestres.

Un trait d’union entre les membres

En regroupant plusieurs cavaliers qui se sont donnés à cœur joie à leur sport favori, ce grand club, grand par ses hommes, ses adhérents et sa volonté de renaître, a su créer en l’espace d’une journée un trait d’union entre les membres de la famille équestre… Le CHP, comme le Phénix, cet oiseau fabuleux doué de longévité et caractérisé par son pouvoir de renaître de ses cendres une fois brûlé, vient de se lancer un défi qui n’est pas des moindres. Abdelhalim Lekouara, président du Club Hippique Populaire de Mohammadia (CHPM), animé d’une grande passion pour le cheval, et ses collaborateurs, une équipe de bénévoles tous dévoués à la cause équine, ne ménageront aucun effort pour continuer à exister malgré leur expulsion de leur site sans aucune indemnité. Un site pavé d’ossements de chevaux qui ont marqué plusieurs générations de fervents passionnés de la race équine. Le CHPM, actuellement SDF (sans domicile fixe) hébergé provisoirement au champ de course du Caroubier, n’a pas l’intention de baisser les bras. Il continuera à mener son combat jusqu’à ce que ses droits lui soient restitués.

B.W.H.

 

Abdelhalim Lekouara (Pdt du CHPM)

« Nous arrivons à survivre grâce aux dons »

 

Le président du CHPM,  Abdelhalim Lekouara, nous fait part de ses impressions en répondant à nos questions, posées à l’issue du concours.

 

Comment un club  sinistré continue-t-il à activer ?

«Nous puisons notre force et notre volonté dans notre passion. Nous espérons recevoir la décision d’affectation du nouveau site où sera implanté le  Club hippique populaire dans la commune de Bordj El Kiffan (Dar El Beïda).»

 

Vous avez participé à votre concours en tant que cavalier. Que vouliez-vous prouver ?

Etant moi-même cavalier depuis l’âge de dix ans, même si je suis le président du CHP, je ressens les mêmes sentiments que nos licenciés et nous nous comprenons. En tant que cavaliers adhérents, nous sommes tous soucieux du sort du club.

 

La trésorerie du club étant réduite depuis votre expulsion, comment arrivez-vous à survivre ?

Il est vrai que les recettes ne sont plus ce qu’elles étaient, mais nous arrivons à survivre.  Difficilement certes, grâce aux dons de nos relations. Cette situation inconfortable nous a permis de nous rassembler encore davantage. La compétition en elle-même n’était qu’un prétexte pour des retrouvailles amicales dans une ambiance bon enfant, sans classement et sans podium. Juste une réunion pour marquer le nouveau démarrage d’une saison sportive un petit peu perturbée par les élections et les problèmes de conformité que de nombreux clubs vont devoir résorber avec l’aide de la nouvelle composante de la Fédération algérienne d’équitation (FEA).

  B. W. H.