ATHLETISME : Système de qualification de l’IAAF

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ATHLETISME

Système de qualification de l’IAAF

Les classements mondiaux voient le jour à la place des minima

L'athlétisme a décidé vendredi de réformer son système de qualification pour les Championnats du monde et les Jeux Olympiques, en créant des classements mondiaux, sur le modèle de l'ATP et de la WTA en tennis.

C'est une petite révolution à laquelle la Fédération internationale (IAAF) a décidé de procéder. Jusqu'à présent, pour participer aux grands événements (Mondiaux et Jeux Olympiques), les athlètes devaient réaliser des minima, établis chaque saison par l'IAAF. Désormais, «les classements mondiaux, qui entreront en vigueur en 2018, vont dicter l'ensemble du système de qualification des compétitions», a expliqué le Britannique Sebastian Coe, le président de l'IAAF, dans un communiqué. Au cours de la saison, les performances réalisées permettront d'inscrire des points, plus ou moins nombreux en fonction de l'importance du meeting concerné, le tout devant aboutir à «une compréhension claire de la hiérarchie mondiale (...) jusqu'à l'apogée que représentent les deux compétitions majeures de l'athlétisme», a poursuivi Coe. L'athlétisme s'inspire ainsi du tennis et de ses classements ATP et WTA, entrés en vigueur en 1973. Les détails pour établir ces classements mondiaux seront «finalisés au cours du premier trimestre 2018, pour que le système puisse être appliqué pour les Mondiaux 2019 à Doha et les JO 2020 à Tokyo», précise l'IAAF. La création des classements mondiaux pourrait avoir des répercussions sur les championnats nationaux de certains pays, comme les États-Unis où ils servent d'épreuve de sélection et ont vu par le passé certains des meilleurs athlètes privés de Jeux Olympiques. En 2016, par exemple, la hurdleuse Kendra Harrison ne s'était pas qualifiée pour les Jeux de Rio, alors que trois semaines plus tard, elle battait le record du monde du 100m haies (12''20).