JSK 0 – TP Mazembé 0 : En Tout-Puissant qu’il est …

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Le rêve de la JSK de décrocher une septième étoile s’est brisé hier soir après que le Tout Puissant Mazembé ait réussi à la tenir en échec (0-0) au stade du 1er Novembre. Les Kabyles étaient, en effet, dans l’obligation de marquer au moins deux buts, compte tenu du résultat du match aller (3-1), pour espérer se qualifier, mais la blessure inattendue du défenseur Idrissa Coulibaly et l’expulsion du milieu de terrain Billel Naïli ont fini par tout remettre en cause.

 

 

Conscients qu’ils avaient un retard de deux buts à remonter, les Canaris ont abordé la rencontre avec conviction et ont essayé de porter le danger dans le camp adverse dès les premières minutes. Seulement, confrontés qu’ils étaient à «l’imperméabilité» du double rideau défensif adopté par le Tout Puissant Mazembé, ils ont attendu la 9’ pour se procurer leur première occasion. C’était par l’intermédiaire de Nessakh qui, bien servi par Azuka, lobe le gardien Kidiaba. Mais heureusement pour ce dernier, un défenseur était bien revenu pour dégager sur la ligne, autrement ç’aurait été l’ouverture du score assurée. La JSK poursuit sa domination, en procédant par des passes courtes ainsi qu’une grande fluidité dans la circulation du ballon, ce qui lui permet de se procurer une autre occasion intéressante, douze minutes plus tard. C’était par l’intermédiaire de Aoudia qui, bien qu’excentré sur l’aile gauche, tente sa chance et manque de très peu de surprendre le gardien Kidiaba. En effet, le tir de l’ex-Belouizdadi, après avoir été détourné au passage par un défenseur adverse, a heurté le poteau.  On retrouve encore une fois Aoudia aux 24’ et 35’ pour deux belles têtes au point de penalty et, là aussi, c’est la défense du TP Mazembé qui se voit obligée d’intervenir pour écarter le danger alors que Kidiaba, lui, n’y avait vu que du feu. Malheureusement pour les Canaris, tous ces efforts n’ont apporté aucun changement au score et ils se sont donc résignés à rejoindre les vestiaires avec le même retard de deux buts.

Après la pause, les Kabyles reviennent avec conviction, mais la sortie de Naïli va quelque peu les handicaper. Une nouvelle donne dont va profiter et le TP Mazembé dès la minute suivante, en manquant de très peu d’ouvrir la marque sur coup franc direct (61’). Fort heureusement pour la JSK, Asselah était vigilant et a pu détourner en corner. Néanmoins, et même s’il ne lui restait plus que l’énergie du désespoir, la JSK est restée assez dangereuse en attaque et s’est procuré quelques belles occasions, comme celles de Nessakh 64’, Aoudia 65’ et 67’ ainsi que Yahia-Chérif 84’, mais hélas sans succès. En Tout Puissant qu’il est, le Mazembé résistera jusqu’au coup sifflet final, se qualifiant ainsi pour la finale de cette Ligue des Champions.

 

Stade du 1er Novembre (Tizi-Ouzou). Affluence très nombreuse. Arbitrage de Jérôme Damon, assisté de Molefé, T.Enok et Andrew Rezeers (Afrique du Sud).

 

Averts : Naïli (42’ et 60’), Yalaoui (85’), Berchiche (87’) JSK. Sunzo (45’+1), N’Kulukuta (68’), Singuluma (73’), Kasusula (76’) TP Mazembé.

Expul. : Naïli (60’) JSK

 

JSK : Asselah, Remache, Oussalah, Coulibaly (Berchiche 46’), Rial, Naïli, Douicher (Cap), Tedjar, Nessakh (Yahia-Chérif 68’), Azuka (Yalaoui 46’), Aoudia.

Entr. : Alain Geiger.

 

TP Mazembé : Kidiaba, Kimwaki, Kasusula, N’Kulukuta, Singuluma (Kasongo 77’), Kabangu, Bedi, Kaluyituka, Sunzo, Mihayo (Cap), Ekanga.

Entr. : N’Diaye.

 

T. M.

 

Hannachi furieux contre Geiger

Certains choix techniques du coach Alain Geiger à l’occasion de cette demi-finale retour contre le TP Mazembé, notamment sa décision de ne pas titulariser le meneur de jeu Sid Ali Yahia-Chérif, n’ont pas été du goût du président Mohand Chérif Hannachi, qui d’ailleurs n’a pas manqué d’en faire part à certains de ses proches. Selon lui, ce joueur aurait pu faire la différence grâce à sa technique.

 

Un chercheur de balle exclu

Un jeune chercheur de balle a payé un lourd tribu pour l’initiative qu’il a eue d’asperger les bois du gardien Kidiaba d’eau salée (ndlr : un geste censé chasser la guigne), puisque l’arbitre Jérôme Damon l’a tout simplement exclu du terrain.

 

Les larmes de Coulibaly

Beaucoup parmi les supporters kabyles ont dû se demander pourquoi le défenseur Idrissa Coulibaly était en larmes avant de céder sa place au profit de Berchiche. La raison, c’était une assez sérieuse blessure à la cheville, qu’il avait contractée en première mi-temps. Après s’être fait examiner par le médecin de l’équipe à la pause, le Malien a su qu’il n’allait pas pouvoir terminer la partie. Devant ce coup du sort, et compte tenu de la grosse déception qu’il a éprouvée, il n’a pu s’empêcher de verser de chaudes larmes, surtout que son équipe n’avait pas réussi à se qualifier.

 

La belle ovation du publique

Malgré la déception de l’élimination, les supporters de la JSK ont chaudement acclamé les joueurs après le coup de sifflet final. Sans doute une manière pour eux de les remercier après ce joli parcours en Ligue des Champions. Un parcours qui aurait mérité un meilleur sort.