JSK - TP Mazembe, ce soir à 20h15 au stade du 1er-Novembre

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Réduire le Tout Puissant à un tout petit

Le stade du 1er-Novembre s’avérera certainement très exigu pour contenir la marée humaine qui viendra assister au match des demi-finales de la Champions League africaine qui mettra aux prises la JSK au représentant congolais, le Tout Puissant Mazembe, tenant du titre. Accusant un retard de deux buts, après la défaite à l’aller sur le score de 3 buts à 1, les Lions du Djurdjura croient dur comme fer en leurs capacités de rattraper ce retard. Ils sont déterminés à renverser la vapeur en leur faveur et s’offrir par là même le ticket de la finale. Les poulains du Suisse Alain Geiger, qui se présenteront au complet ce soir, d’autant que même le stoppeur Essaïd Belkalem qui a contracté une élongation à la cuisse est totalement rétabli, ont travaillé d’arrache-pied pendant dix jours afin de bien préparer ce choc. Le moral est au beau fixe dans leur camp et tout le monde croit en les chances de l’équipe de disputer la finale pour la première fois dans l’histoire du football algérien.

 

 

Le match de la vie

C’est un match à caractère spécial que celui que disputera la bande à Geiger ce soir à partir de 20h15. L’enjeu est une place en finale pour les jeunes loups kabyles. Rares, au début de la phase des poules, sont ceux qui donnaient cher de leur peau et de leurs capacités de gagner au moins un match. Toutefois, leur audace et leur abnégation ont fait taire toutes les langues, et Yalaoui, El-Orfi et les autres ont montré l’étendue de leur talent et leur aptitude à jouer les premiers rôles même sur le plan continental. Ils seront au rendez-vous aujourd’hui afin de rééditer les matches références qu’ils ont livrés en poules, notamment face à Al Ahly et à Al Ismaïly. Ils sont animés de courage et de volonté afin de se transcender et rattraper leur retard. Personne, parmi eux, ne s’avoue impuissant de prendre le dessus par deux buts ou plus sur le représentant congolais. Ils sont unanimes à dire que le match de ce soir est celui de leur vie, car disputer une finale de la Ligue des champions africaine ne se présentera pas tous les jours. C’est pour cette raison que personne ne voudra rater cette aubaine d’entrer dans l’histoire et continuer l’aventure africaine jusqu'à l’ultime marche. Gagner par deux buts à zéro n’est pas impossible pour les coéquipiers de Mohammed Amine Aoudia, lesquels affûtent leurs armes pour rendre à Mazembe la monnaie de sa pièce et se réserver une place en finale de l’épreuve. Ils ont le courage, la détermination, l’audace, la volonté, mais aussi et surtout le soutien du public pour revenir dans le match et prouver qu’ils sont les plus puissants et les plus aptes à disputer la finale. L’ambiance sera celle des grands jours ce soir à Tizi Ouzou et le public donnera de la voix pour apporter son soutien à la bande à Geiger afin de la porter aux nues et l’encourager à dépasser l’écueil congolais.

Rafik M.

Le stade du 1er-Novembre abrite sa première demi-finale africaine

 

Bien qu’il ait déjà accueilli une finale de Coupe d’Afrique des clubs champions, c’était en 1981 lorsque les coéquipiers de Miloud Aïboud ont terrassé à l’aller les Zaïrois de Vita Club (4-0), le stade du 1er-Novembre de Tizi Ouzou n’a jamais accueilli dans son histoire une demi-finale de Coupe africaine. Cette année-là, les Canaris n’ont pas joué de demi-finale et se sont qualifiés après le forfait du Ahly du Caire, lequel avait refusé de se déplacer en Algérie après la détérioration des relations politiques entre les deux pays. Les autres demi-finales qu’a disputées l’équipe kabyle se sont toutes déroulées au stade du 5-Juillet. Le stade du 1er-Novembre portera-t-il chance aux camarades de Lamara Douicher pour composter leur billet pour la finale ? Réponse demain aux environs de 22h.

R. M.

 

 

Alain Geiger : «L’histoire nous tend les bras»

Dans un point de presse animé hier matin au niveau du siège du club, le patron de la barre technique des Canaris se dit confiant quant à la réaction positive de ses capés qui, affirme-t-il, sont en mesure de damer le pion au TP Mazembé et d’arracher par la même occasion la qualification en finale de la Champions League : «C’est un match important qui nous attend. L’enjeu est de taille d’autant que si nous rattraperons notre retard, cela va nous permettre de rentrer dans l’histoire par la grande porte. Dieu merci, l’effectif est à présent au complet surtout que même Belkalem a repris le travail. Ceci dit, la dernière décision concernant sa participation au match ne sera prise que demain matin (NDLR : aujourd’hui)». Et de renchérir : «La concentration est à son maximum au sein de l’équipe et chaque joueur est conscient de son rôle et ce qui est attendu de lui. Il n’y aura pas d’interférence entre les rôles», fera-t-il savoir.

 

«Il faut être vigilants derrière»

Tout en reconnaissant que vu que l’équipe est dans l’obligation de rattraper un retard de deux buts, elle doit jouer l’offensive, le technicien suisse aux commandes techniques des Jaune et Vert depuis le début de l’année, avertit contre toute démobilisation en défense : «On doit être performants en attaque c’est certain, car la clé du match réside dans l’inscription d’un maximum de buts. Le meilleur scénario pour nous serait de marquer au moins un but en première période afin d’entrer aux vestiaires rassurés et d’éviter le piège de la précipitation en second half. Toutefois, on ne doit pas oublier le travail défensif et on doit rester vigilants derrière, car l’adversaire possède de bons techniciens qui excellent balle au pied». Malgré cela, le Suisse demeure très confiant quant aux chances de ses poulains de décrocher cette qualification : «Il faut coûte que coûte obtenir cette qualification qui permettrait aux joueurs de grandir même sur le plan continental. J’attends d’eux qu’ils jouent à 120 % de leurs moyens pour bousculer le tenant du titre. Un score de 2-0 est dans nos cordes. Il faut simplement y croire et rester concentrés et bien appliqués sur le rectangle vert», a terminé l’ex-international helvétique.

R. M.