Ligue des Champions, demi-finale : TP Mazembé - JSK, cet après-midi à 14h30

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A cœur vaillant, rien d’impossible

C’est aujourd’hui, à 15h30 (14h30, en Algérie) que notre représentant, la JSK, affrontera le TP Mazembé dans le cadre de l’une des deux demi-finales de la Champions League africaine, au stade de «la Kenya» à Lubumbashi. L’enjeu de cette rencontre est grand et les coéquipiers du capitaine Lamara Douicher le savent bien. En effet, un résultat positif (un nul ou une victoire) dans le chaudron de «la Kenya», leur ouvrirait grandes les portes d’une qualification historique en finale de la plus prestigieuse compétition continentale. Comment se présente donc ce match pour la JSK ? A première vue, les poulains d’Alain Geiger évolueront devant un public nombreux acquis à la cause de leur Tout Puissant Mazembé dans un stade exigu qui ressemble étrangement au stade de Zioui de Hussein Dey. Donc, ils seront soumis à une grande pression, mais ce qui est par contre rassurant c’est que les supporters du TP Mazembé ne sont pas agressifs. Concernant justement la pression qui pèsera sur les épaules du onze kabyle cet après-midi, l’entraîneur suisse Alain Geiger avait déclaré lors de la conférence de presse qu’il a animée jeudi que son équipe tentera d’abord dans un premier temps de contenir les assauts des camarades de Joël Kimwaki. Selon lui, il est impératif pour ses joueurs de résister au moins une mi-temps car il sait pertinemment que la forte pression du public et du jeu du TP Mazembé peut déstabiliser la défense kabyle. Une défense qui, il faut le dire, sera soumise à rude épreuve. Mais Asselah, Oussalah, Belkalem, Coulibaly et Rial constituent un bloc difficile à franchir. Le fait de résister à Al Ismaïly au Caire est une preuve que l’arrière-garde kabyle est le point fort de la JSK. Et là, Geiger veut construire son système de jeu sur la base de ce point fort, c’est donc pour cela qu’il optera pour un schéma tactique plutôt défensif. Il l’a déjà fait savoir aux envoyés spéciaux de la presse nationale venus couvrir cet important match.

 

Résister aux premiers assauts congolais

C’est vrai qu’en revenant au parcours de la JSK durant la phase des poules, l’entraîneur des Kabyles a réussi toutes les option de jeu qu’il avait mises sur place, surtout à l’extérieur face à Al Ismaïly, au Ahly et enfin à Heartland. C’est d’ailleurs ce qui a permis aux camarades de Yahia Chérif de finir la première moitié de la compétition sans défaite. En entraîneur rusé, Alain Geiger sait aussi utiliser ses attaquants tout en optant pour la défense. Il a toujours expliqué que pour faire un bon résultat à l’extérieur il faut d’abord marquer un but et c’est important là aussi. C’est ce qui s’est passé face à Al Ismaïly, au Ahly et enfin à Heartland. Ayant bien étudié le jeu du TP Mazembé, Alain Geiger pense que c’est vraiment jouable pour son équipe et pour cause, la JSK évoluera sur une pelouse synthétique, un atout certain pour elle. L’entraîneur kabyle compte aussi investir sur la phase difficile que traverse l’équipe adverse. Pour leur part, les joueurs de la JSK sont depuis leur arrivée à Lubumbashi mercredi dernier, en concentration maximale. Ils sont conscients de la mission qui les attend. Tous sont unanimes à nous dire qu’ils feront le maximum pour réussir un bon résultat au stade de la Kenya.

 

Rééditer les exploits d’Al Ismaïly et d’Al Ahly

A présent les joueurs kabyles croient vraiment en leurs possibilités. Qui aurait parié sur cette jeune équipe de la JSK à l’annonce de son groupe de la phase des poules ? Rares, dirions-nous. Eh bien, les Douicher, Aoudia, Asselah, Remache et toute cette cuvée de la JSK 2010/2011 ont déjoué tous les pronostics, se permettant le luxe de terminer le mini-Championnat en tête du classement devant le grand Ahly, SVP, et sans concéder la moindre défaite ! Ce n’est nullement le fruit du hasard, c’est que dans cette équipe de la JSK il y a vraiment du talent et du… cœur. En effet, à chaque match de cette Champions League, Nessakh and Co épatent les observateurs au point que, dans les sondages de la CAF, la JSK est le favori n°1 pour le sacre. Et, pour ce faire, il faudra d’abord réussir un bon résultat cet après-midi à Lubumbashi, synonyme de qualification en finale de la Champions League. Etant dans le même hôtel que celui de la délégation kabyle, nous avons constaté que les joueurs de la JSK sont décomplexés. Nous n’avons remarqué chez eux aucun signe d’affolement. Il règne au sein du groupe une excellente ambiance. L’état d’esprit qui prévaut chez les guerriers kabyles prête en effet à l’optimisme. Cela nous a même rappelé le match qu’ont livré les poulains d’Alain Geiger au Caire la veille de cette rencontre. Ils étaient vraiment à l’aise. Jamais nous n’avions senti chez eux une quelconque pression et nous avions alors fait part à nos lecteurs de cet état d’esprit. Espérons que cela va continuer car nous ne cesserons jamais de le dire, la JSK est aux portes du bonheur et il serait vraiment malheureux que cette jeune équipe kabyle s’arrête en si bon chemin.

 

Les Algériens sont derrières les Kabyles

Cet après-midi, tous les yeux des Algériens seront braqués sur le stade de la Kenya, ils attendent de la JSK qu’elle leur procure encore de la joie et, cela, les poulains de Geiger doivent bien le savoir. Ils ne seront pas seuls, tout un peuple est derrière eux. C’est son Equipe Nationale. En Kabylie, cet après-midi, on arrêtera tout, pas de travail, pas d’école et pas d’administration. On oubliera, le temps d’un match de football, les problèmes quotidiens, c’est qu’en cette Région chère à l’Algérie, la JSK est une constante. Elle a de tout temps procuré du bonheur aux Kabyles et bien sûr à tous les Algériens. Les supporters de la JSK qui sont revenus en force après un boycott civilisé, croient dur comme fer au retour de leur équipe fétiche au premier plan du football africain. Ils commencent déjà à rêver d’un septième titre continental. Les observateurs sportifs nationaux, pour leur part, disent que la JSK a une opportunité en or de gagner cette Champions League africaine qui manque au palmarès du football algérien, un football en plein déclin. En tout état de cause, seule la réalité du terrain compte, et là nous verrons si la JSK va poursuivre son extraordinaire ascension vers le sommet du sport-roi africain.

M. Maz

L’équipe probable :

Asselah, Coulibaly, Oussalah, Belkalem, Rial, Naïli, Nessakh, Douicher, Tedjar (Yalaoui), Yahia-Cherif, Aoudia

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Tedjar : «A présent, nous avons pris confiance en nos qualités»

Il est considéré comme la force de frappe de la JSK. Quand Saâd Tedjar est en forme, cela se répercute sur l’équipe kabyle. Blessé la semaine dernière, il est complètement rétabli.

 

Alors, où en êtes-vous avec votre blessure ?

Dieu merci, je vais mieux, je me sens en pleine possession de mes moyens.

 

Comment se présente pour vous  cette demi-finale ?

C’est un match difficile certes, mais nous sommes décidés à réaliser un résultat positif d’autant plus que nous nous sommes bien préparés en conséquence. Nous sommes au point de non-retour après avoir réalisé un excellent parcours durant la phase des poules, nous sommes obligés de redoubler d’efforts et de faire mieux.

 

Parlons justement de votre excellent parcours durant la phase des poules de la Champions League. Qu’est ce qui a fait la force de la JSK ?

D’abord, il ne faut pas oublier que la JSK a l’habitude de jouer la Coupe d’Afrique. Pour revenir à votre question, notre principale force est le groupe, nous n’avons pas de vedettes mais nous formons un bloc soudé. Au fur et à mesure de cette compétition, nous avons pris confiance en nos qualités.

 

La JSK a surpris plus d’un en atteignant la demi-finale. En effet, rares sont ceux qui ont cru en votre équipe. Qu’est-ce que cela vous fait d’entendre d’anciens joueurs, tels que Menad et Iboud, dire que la JSK actuelle leur rappelle celle de leur génération ?

Cela fait plaisir d’entendre Menad ou d’autres anciens joueurs de la JSK dire que notre équipe actuelle joue très bien au ballon, cela nous motive davantage.

 

Personnellement, êtes-vous apte à jouer cette demi-finale ?

Oui, je suis prêt à jouer si l’entraîneur le juge utile, je suis à la disposition de l’équipe que je sois titulaire ou remplaçant.

Mais votre poids dans l’équipe est important

Nous sommes un groupe, l’essentiel est que celui qui jouera honorera le maillot de la JSK.

 

Avez-vous des appréhensions particulières pour ce match face au TP Mazembé ?

Maintenant, nous avons l’habitude de l’Afrique. A part peut-être l’arbitrage, nous n’avons pas d’autre appréhension. L’essentiel est de jouer notre jeu et de ne pas trop s’occuper des autres facteurs de déstabilisation.

 

Alors, vous êtes optimiste ?

Oui, il faut l’être. Nous avons une bonne équipe et nous pouvons arriver en finale et la remporter Inchallah.

Propos recueillis par M. Maz