JSK : Après les incidents du stade Le Kenya

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Les Kabyles exigent plus de sécurité

Le football zaïrois est en proie à de nouvelles violences. Cela s’est vérifié dimanche lors de la rencontre retour du quart de finale de la Super League disputée à Lubumbashi entre le TP Mazembé, prochain adversaire de la JS Kabylie, et Vita Club. Les fans du TP Mazembé qui avaient tenté de rendre la pareille aux gars du Vita Club de Kinshasa ont fait preuve de violence extrême en s’attaquant aux visiteurs, en guise de «vengeance» des leurs qui ont été maltraités quelques jours plus tôt lors du match aller entre les deux équipes. Ainsi, selon les dépêches parvenues de Lubumbashi, les fans du TP Mazembé ont tout cassé sur leur passage. Ils ont incendié les deux entrées du stade de la Kenya ainsi que le bus du Vita Club, obligeant de ce fait la police et l’armée à faire usage de leurs armes pour disperser la foule parmi laquelle il y a eu plusieurs blessés, selon le journal Le Katanga ainsi que le témoignage de l’envoyé spécial de Radio Okapi. Des violences qui interviennent à une semaine de la rencontre aller des demi-finales de la Ligue des champions face à la JSK, prévue le 3 octobre prochain. Les Kabyles, qui sont partis hier par vol spécial d’Air Algérie, exigent plus de sécurité. En effet, de par les derniers incidents qui ont marqué le match au sommet TP Mazembé – AS Vita Club au stade de la Kenya de Lubumbashi, les Canaris veulent plus de sécurité au cours de leur séjour et durant la compétition  même, à Lubumbashi. Il faut dire que les  Corbeaux ne sont guère satisfaits de la prestation des leurs, ces derniers temps. C’est pourquoi ils feront tout pour mener leur équipe vers la victoire quels qu’en soient les moyens. Les Canaris, qui craignent déjà la partialité de l’arbitre, ont peur aussi de voir ce dernier céder devant la forte pression annoncée avec ces incidents qui ont émaillé le match TPM – Vita Club.

Sa non-convocation en EN A’ ne semble pas l’affecter

Tedjar ambitionne de faire parler de lui à Lubumbashi

La liste rendue publique par Abdelhak Benchikha comprenant le nom des joueurs devant prendre part au stage de l’EN des locaux à partir du 5 octobre prochain a contenu une surprise de taille. Le milieu offensif kabyle Saâd Tedjar qui, pourtant a fait toute la compagne des éliminatoires avec les locaux, ne trouve pas son nom dans cette liste. Si certains observateurs le voient comme sélectionnable même chez l’équipe première, Abdelhak Benchikha a eu un avis diamétralement opposé. Il ne compte pas sur l’apport de l’ex-Paciste pour la préparation du CHAN 2011, prévu au soudan.

 

«Ma concentration va pour le match de Mazembé»

Interrogé par nos soins pour connaître sa réaction par rapport a cette «marginalisation», le numéro 8 kabyle ne semble pas inquiet outre mesure par cette décision : «L’entraîneur est libre de convoquer les joueurs qu’il veut et ce pour l’EN des locaux pour la sélection première. J’ai honoré plusieurs sélections dans cette équipe et j’attends encore ma chance.  Elle va venir inchallah.» Et de renchérir : «Pour l’heure, je suis plus occupé par mon traitement et la préparation du match des demi-finales qui nous mettra aux prises avec le TP Mazembé ce dimanche. La concentration doit être maximale en prévision de celte rencontre décisive. Donc, je ne dois pas me faire d’autres soucis.»

 

Sa marginalisation cache-t-elle l’un des secrets que Hannachi a promis de révéler ?

Régulier avec son équipe depuis la saison dernière et passant à une vitesse supérieure en début de cette saison, Saâd Tedjar attendait grâce aux yeux du sélectionneur national, surtout qu’il est beaucoup plus compétitif que les joueurs des autres clubs qui n’ont qu’un match officiel dans les jambes. Son président, Moh Chérif Hannachi, relayé par plusieurs techniciens, ont chargé l’ex-sélectionneur national après qu’il ne l’eut pas retenu pour le match face à la Tanzanie où il avait préféré compter sur des pros aux pieds d’argile, vu qu’ils n’étaient guère compétitifs. Un mois plus tard, le joueur reçoit un coup encore plus violent de la part du nouveau sélectionneur national à la double casquette, à la tête des A et des A’. Sa non-convocation cache-t-elle un secret ? Ou Benchikha a-t-il trouvé dans notre Championnat des milieux de terrain meilleurs que celui contre lequel les défenseurs du Ahly et d’Al Ismaïly ont usé de toutes leurs forces pour l’arrêter et lui réduire le champ d’activité ? De toute façon, à 23 ans , Tedjar a tout l’avenir devant lui pour convaincre les plus pessimistes de son aptitude à porter le maillot national. Ile compte le prouver dès ce dimanche où son équipe livrera un  match au sommet pour le compte de la demi-finale de la Champions League africaine face au TP Mazembé qui, pour l’anecdote, comprend 7 internationaux retenus en équipe première dirigée par Robert Nouzaret.

Rafik M.