JSK : Avec trois défenseurs centraux incontournables

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Geiger tient une arme à double tranchant

La formation de la JSK cuvée 2010/2011 a bien entamé la nouvelle saison avec une qualification héroïque en demi-finale de la Ligue des Champions africaine, la première du genre pour les Canaris depuis la défunte Coupe d’Afrique des clubs champions et du reste remportée à deux reprises par les Kabyles en 1981 et en 1990. Une entame de saison très prometteuse pour des Canaris qui rêvent déjà d’un titre africain en attendant le coup d’envoi de la compétition nationale et ce titre en Championnat que le boss de la JSK Mohand Chérif Hannachi et ses poulains comptent bien reconquérir après l’avoir laissé filer ces deux dernières saisons.

Pour ce qui est de cette nouvelle saison et après cette réussite en Ligue des Champions, le constat est là : si la formation kabyle a réussi dans cette compétition, là où beaucoup d’équipes ont échoué, à l’image de l’autre représentant de l’Algérie dans cette compétition, l’Entente de Sétif malgré sa pléiade de stars.

En effet, si l’attaque de la JSK n’a pas vraiment fait parler la poudre en cinq rencontres de Ligue des Champions, avec cinq buts inscrits, soit une moyenne d’une réalisation par match (dont deux par des défenseurs), il faut dire tout de même que la véritable force des Canaris réside bien dans sa défense qui n’a encaissé qu’un seul et unique but en cinq matchs. Un véritable exploit qui explique à lui seul ce parcours sans faute des Canaris dans une compétition réputée très difficile où les clubs algériens ont de tout temps laissé des plumes. Mais voilà, avec une défense comme celle de la JSK, composée d’un trio de rêve dans son axe central avec Coulibaly-Belkalem-Rial, le tout chapeauté par un portier prometteur, Malik Asselah, on peut dire que Alain Geiger a de quoi être rassuré quant à la réalisation de l’objectif qui lui a été assigné par sa direction, à savoir qualifier les Canaris en demi-finale de la prestigieuse compétition africaine.

Un casse-tête à l’avenir ?

 

Néanmoins, si pour Geiger, posséder une telle composante en défense centrale est un atout majeur, cela risque toutefois d’être une arme à double tranchant et constituer à l’avenir un véritable casse-tête chinois. Et pour cause. Si Geiger à jusqu’ici composé avec ces trois défenseurs lors de la quasi-totalité des rencontres de la Ligue de Champions disputées jusqu’ici, excepté le match aller face au Ahly du Caire comptant pour la troisième journée où Rial avait fait l’impasse sur la confrontation en raison de suspension pour cumul de cartons, le coach des Canaris devra inévitablement rayer du onze-type l’un de ces trois défenseurs centraux et opter pour une paire dans la charnière centrale et ce, en fonction des adversaires et de l’enjeu des rencontres qu’aura à disputer la JSK, notamment en Championnat où les matchs se suivent et ne se ressemblent jamais. C’est dire que Geiger sera dans l’obligation de varier ses schémas tactiques et ne pas se contenter d’un 3-5-2 qui lui permet d’aligner les trois défenseurs centraux à la fois. D’ailleurs, même une reconversion de l’un des trois défenseurs centraux en arrière latéral ne sera certainement pas une solution pour le Suisse. Et le match de vendredi dernier face à Al Ismaïly a été à ce propos très révélateur. Une rencontre où le technicien suisse a aligné Drissa Coulibaly comme arrière latéral droit, ce qui avait posé au jeune malien beaucoup de peine à évoluer, étant habitué à jouer dans un autre registre. C’est dire que Geiger se retrouvera à l’avenir devant un véritable dilemme dans la mesure où il devra inévitablement se passer des services de l’un de ses défenseurs et dans ce cas, lequel choisira-t-il ? Un véritable casse-tête en perspective, surtout qu’on imagine qu’aussi bien Rial, Coulibaly ou Belkalem, ne seront guère disposés à céder leur place.

T. M.