Après les résultats du groupe A - Entre Mazembe et l’Espérance, aux Kabyles d’attendre

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Les résultats de la cinquième journée des rencontres du groupe A, disputées samedi et dimanche derniers, ont désigné les potentiels adversaires des Canaris au dernier carré : ce sera soit l’Espérance de Tunis soit le TP Mazembe de la République démocratique du Congo. La victoire du dernier club nommé, dimanche soir chez lui face au Dynamos du Zimbabwe, lui a assuré son passage en demi-finales aux côtés des Jaune et Noir de Tunis. C’est l’une de ces deux formations que rencontrera la JSK les 2 ou 3 octobre prochain sur ses bases avant de la recevoir deux semaines plus tard à Tizi Ouzou. Les deux ténors du groupe A sont à égalité de points, 10 chacun, mais avec un meilleur goal-average pour les Tunisiens, lesquels ont battu chez eux le TP Mazembe (3-0) après s’être inclinés à Lubumbashi (2-1).

Pour dépasser son concurrent, le TP Mazembe doit obtenir à Sétif, samedi prochain, un résultat meilleur que celui réalisé par l’EST à Harare face au Dynamos. Si les deux équipes engrangent le même nombre de points, la place de leader reviendra aux Tunisois, et ce sera le TPM qui croisera le fer avec la bande à Geiger. Même si Hannachi a émis le vœu de rencontrer le représentant tunisien en demi-finales, quel que soit l’adversaire à affronter, la mission ne sera pas facile pour les camarades de Douicher, lesquels, tout de même, ont l’avantage de jouer le match retour chez eux, entre le 15 et le 17 octobre.

Rafik Messad

 

En prévision de son match face à Heartland

La JSK ne jure que par la victoire

Après l’euphorie de la victoire de samedi dernier face aux Darawichs d’Al Ismaïly, et une qualification en demi-finale tout en restant leader, la formation de la JSK a retrouvé hier après-midi au stade du 1er-Novembre de Tizi-Ouzou le chemin des entraînements avec en ligne de mire cette dernière rencontre de la phase des poules de la Ligue des champions qui verra les Canaris aller défier les Nigérians de Heartland en terre nigériane dans une rencontre sans enjeu pour les deux formations, avec une JSK qui a assuré sa présence en demi-finale de la prestigieuse compétition continentale depuis plusieurs semaines et une formation nigériane qui s’est fait éliminer de la course au carré d’as suite à sa défaite dimanche soir au Caire (2-1) face aux Egyptiens du Ahly. Un match sans enjeu, mais qui s’annonce très disputé entre les deux formations qui ne veulent pas le perdre. En effet, si les Nigérians sont éliminés, on imagine que la formation de Heartland aura à cœur de sortir de cette Ligue des champions avec une victoire et de plus contre le leader du groupe, qui l’avait en sus battu lors du match aller comptant pour la deuxième journée de la phase des poules disputée au début du mois d’août dernier au stade du 1er-Novembre de Tizi-Ouzou. Les Canaris, pour leur part, invaincus depuis le début de cette phase des poules de la Ligue des champions, sont avides de terminer cette phase des poules comme ils l’ont entamée, c'est-à-dire sans défaite, et de battre ainsi un record dans cette phase des poules en terminant ce mini-Championnat avec 16 points.

Il faut dire aussi que si les Canaris veulent cette victoire, c’est aussi pour se préparer à la demi- finale de la Ligue des champions, la première de son histoire qui se disputera entre le 1er et le 3 octobre prochain et qui verra les Canaris se déplacer soit en terre tunisienne pour affronter l’ES Tunis ou en République démocratique du Congo (RDC) pour donner la réplique au champion en titre, le TP Mazambé. Un adversaire sur lequel la JSK sera fixée dèés le week-end prochain à l’issue de la dernière journée de la phase des poules du groupe A.

T. M.

Al Ismaïly invite la JSK pour un tournoi international

Les dirigeants d’Al Ismaïly, visiblement très ravit par l’accueil qui a était réservé à leur formation lors de son déplacecement de la semaine dernière à Tizi-Ouzou et en signe de reconnaissance à la JSK à décider d’inviter les canaris à prendre part à un tournoi international qu’organisera la formation Egyptienne au mois de décembre prochain. Un tournoi qui se tiendra dans la ville d’Ismaïlia et verra la participation de plusieurs formations Arabe, Africaines et internationales.

T. M.

La demi-finale aura bel et bien lieu à Tizi Ouzou

Suite au rumeurs faisant état de la probable délocalisation de la JSK du stade du 1er-Novembre pour son match retour des demi-finale de la Ligue des champions, les responsables de la JSK et à leur tête, le boss Mohand Chérif Hannachi ont nié toute intention de jouer ailleurs que le stade de Tizi-Ouzou.

T. M.

ESS

Les principales causes du naufrage

Comme nous l’avions annoncé dans l’une de nos précédentes éditions, le miracle n’existe pas en football, une science exacte en matière de méthodologie d’entraînement, de gestion du groupe et de compétition. Le onze sétifien, qui n’avait plus son destin entre les mains depuis le cuisant revers à domicile face aux gars de Faouzi Benzarti, a pensé, à l’issue du dernier round de Radès, que la modeste formation du Dynamos allait tenir en échec le grand et non moins richissime Mazembe, lequel n’est autre que le champion sortant de la Champions League africaine. Cette dernière illusion s’est vite éclipsée. Pour faire diversion, Serrar n’a rien trouvé de mieux que d’imputer cette élimination, s’apparentant à un grand gâchis, à son ex-coach, Nouredine Zekri, lequel bien sûr n’est pas exempt de tout reproche. Au lieu de faire son mea-culpa, le président oublie qu’il est, dans une très large mesure, le premier responsable de la déroute du onze ententiste, lequel avait largement la possibilité d’aller en demi-finale. Comme les carottes sont bel et bien cuites, le moment est opportun d’énumérer les principales causes du naufrage de l’ESS. La tardive, courte et mauvaise préparation d’avant saison a fait mal à l’équipe. Tout comme ces histoires d’arriérés non perçus ainsi que les querelles entre Serrar et Zekri, lequel a oublié l’essentiel, à savoir le travail avec son équipe. L’absence du président, qui s’est éloigné de l’équipe, est un facteur déterminant dans la glissade…

 

Une préparation bâclée

Contrairement à de nombreuses formations engagées, dont la JSK, l’Entente, qui tergiversait sur le sort du contesté Zekri, n’ayant à aucun moment fait l’unanimité autour de lui au sein du comité directeur, n’a entamé la préparation que début juillet, c’est-à-dire treize jours seulement avant sa rencontre face à l’EST. Cette préparation foncière s’est déroulée non seulement dans un pays chaud mais sans de nombreuses rencontres tests. Pis, la reprise a été effectuée sans préparateur physique et sans entraîneur des gardiens. Le mauvais dosage de la charge de travail a été payé cash par Mohamed Yahklef et Hocine Metref. Ils ont beaucoup manqué à l’équipe, ne pouvant réussir leur baptême du feu devant une formation  ayant dans ses jambes des heures de travail et de nombreux matches.

 

La querelle Serrar-Zekri met de l’huile sur le feu

La défaite face à l’Espérance de Tunis a été, c’est le moins que l’on puisse dire, la goutte qui a fait déborder le vase. Dès cet instant, Serrar, qui n’appréciait ni les sorties médiatiques ni la gestion du groupe par un coach ayant, par on ne sait quel moyen, gagné la sympathie d’une partie du public, fait tout pour dégommer Zekri qui lui faisait, qu’on le veuille ou non, de l’ombre. Cette situation a fait mal à l’équipe, complètement déconcentrée par ces querelles intestines, qui a mis pour de longs moments entre parenthèses les intérêts du club, d’autant plus que leurs divergences sur l’effectif de la nouvelle saison ont été étalées sur la voie publique. La guéguerre entre les deux hommes a privé l’équipe des services de Francis et de l’expérimenté Berguiga, lequel n’a pas été qualifié. L’épineux cas Djédiat, qui été malmené par les pro-Zekri, est édifiant à plus d’un titre.

 

Histoires de contrat et d’argent non perçu

Comme un malheur n’arrive jamais seul, les joueurs, notamment les cadres de l’équipe, sont montés au créneau. Pour exiger le paiement de leurs arriérés et une partie de la prime de signature, de nombreux titulaires ont mis la pression. Coincée dans un véritable étau, la direction, qui n’existe que sur le papier, cède. Hemani, qui s’était permis de contester les décisions de l’arbitre de la rencontre de Mazembe et qui avait écopé de quatre matches de suspension, a mis en avant ses «contacts» avec la JSK pour forcer la main à Serrar et son groupe, obligés de mettre la main à la poche pour régler un attaquant «forcé» au congé payé. Il faut préciser que Hemani n’est pas un cas isolé parce que de nombreux également joueurs ne pensent qu’à recouvrer leurs droits. Leurs devoirs viennent, quant à eux, bien après.

 

Le comité aux abonnés absents

Le forfait des dirigeants, et du président en premier lieu, s’est répercuté sur le rendement d’un groupe livré le plus souvent à lui-même. Pour l’illustration, il s’est déplacé au Zimbabwe sans aucun dirigeant. Le premier responsable du club, qui n’a pas assisté à la Supercoupe de l’UNAF ayant opposé l’ESS au CC Sfax, ne se déplace presque plus au stade du 8-Mai 1945 pour assister aux entraînements de son équipe, laquelle avait la possibilité de figurer dans le carré d’as. N’ayant semé que du vent, les Ententistes, chacun à son niveau, ne peuvent de ce fait récolter que la tempête.

Dj-Ben