Les Canaris ne sont pas aux meilleurs de leur forme

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Le travail d’intersaison remis en cause

La formation de la JSK, qui vient de réussir la passe de trois dimanche dernier, en alignant sa troisième victoire de suite en Ligue des champions, semble être essoufflée après les énormes efforts fournis jusque-là. En effet, les doutes qui planaient sur l’état physique des poulains du Suisse Alain Geiger, juste après la rencontre face à Heartland, se sont confirmés dimanche dernier face à Al Ahly du Caire. Les coéquipiers du capitaine Lamara Douicher semblaient à plat en fin de partie et incapables de réagir face aux assauts répétés des Egyptiens, lesquels auraient pu revenir à la marque sans pour autant que les Canaris puissent réagir. A bout sur le plan physique, c’est le travail effectué par les Canaris durant l’intersaison, avec les deux stages de Casablanca et de Marseille, qui est désormais remis en cause. En effet, certaines indiscrétions au sein de la direction de la JSK nous ont fait part du mécontentement du boss du travail effectué par les Canaris, notamment lors du stage d’une semaine à Aix-en-Provence, et qui était spécialement mis sur pied pour préparer la rencontre face aux Nigérians de Heartland. Nos sources nous ont même affirmé que si le boss de la JSK, Mohand Chérif Hannachi, s’est abstenu de mettre en cause le travail de préparation ouvertement, c’est en raison de la bonne passe de son équipe sur le plan résultat, avec ces trois victoires d’affilée, certes difficilement acquises, mais qui mettent la formation kabyle en pole position pour passer en demi-finale. Une première pour la formation des Canaris dans cette Ligue des champions. Une qualification historique au bout des pieds empêche le boss des Canaris de mettre la holà au sein de son équipe, lui qui est connu pour ne pas avoir la langue dans sa poche. C’est dire que l’importance de cette qualification est désormais le seul couvercle qui met le staff technique à l’abri de la colère de Hannachi, lequel semble en quelque sorte donner un sursis à ses employés en attendant de remédier à cette situation dans les prochaines semaines avec les différentes échéances qui attendent la JSK.

L’absence de matches amicaux, l’autre contrainte

Avec le Championnat national qui est loin de voir le jour, il faut dire que cette situation est loin d’arranger les affaires d’une JSK en pleine compétition africaine. C’est dire que le seul moyen pour les Canaris de maintenir le rythme est d’avoir des matches dans les jambes. C’est d’ailleurs là où réside, selon l’entourage du staff technique des Canaris, le véritable problème et qui expliquerait selon eux les difficultés que trouvent les joueurs à la fin de chacun des matches disputés jusque-là. Une problématique, lorsqu’on sait aussi que les Canaris n’avaient pas réussi à trouver des sparring-partners pour combler le manque de compétition ces derniers jours avec la plupart des équipes en stage à l’étranger, contraignant les Canaris à ne disputer aucune confrontation amicale durant les deux semaines séparant le match face aux Nigérians de Heartland et les Egyptiens d’Al Ahly du Caire, sans oublier la rencontre face au NRBR Reghaïa qui a dû être annulée à la dernière minute, suite à l’accident dont a été l’auteur Farès Hamiti. Une absence de matches amicaux qui a un effet négatif sur le comportement des joueurs sur le terrain en match officiel qui risque de perdurer en cette période de jeûne et qui pourrait bien contraindre le staff des Canaris à se déplacer la semaine prochaine au Caire pour affronter Al Ahly en match retour. Le staff technique des Canaris, qui retrouvera son effectif ce soir à l’occasion de la reprise des entraînements, aura donc un véritable défi à relever sur ce point où le mental aussi bien que le physique seront mis à rude épreuve dans une dizaine de jours au Cairo Stadium, et l’une des préoccupations du Suisse et de son staff sera de trouver un adversaire avant ce second déplacement en terre égyptienne, pour bien s’armer avant cette décisive et importante bataille du Caire.

T. M.