La presse du Nil toujours égale à elle-même

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La provocation des Egyptiens se poursuit

Si le séjour de la délégation égyptienne en terre kabyle s’est déroulé dans d’excellentes conditions, et même plus, avec les dispositions prises aussi bien par les autorités sécuritaires et civiles de la ville des Genêts, que par les responsables de la formation des Canaris, qui a montré beaucoup de largesses dans ses rapports avec les Egyptiens, une certaine presse du pays des Pharaons n’a pas manqué d’induire leur opinion publique en erreur. Elle a distillé différentes informations erronées dans lesquelles elle fait allusion à des obstacles et autres désagréments rencontrés par la formation d’Al Ahly du Caire durant son séjour en terre kabyle. C’est ainsi qu’il y a eu au départ cette soi-disant difficulté pour l’équipe de s’entraîner sur le terrain du stade du 1er-Novembre de Tizi Ouzou après la rupture du jeûne, une information vite démentie aussi bien par les responsables de la JSK que ceux d’Al Ahly. Pour preuve,l’équipe égyptienne a effectué trois séances d’entraînement sur la pelouse du 1er-Novembre, toutes en soirées, alors que les règlements de la CAF ne permettaient à Al Ahly qu’une seule séance sur le terrain principal, la veille de la rencontre et à l’heure du match.

 

Al Ahly présenté comme un ogre

Après cet épisode, suivi par celui du bus, dont les Egyptiens ont fait tout un cinéma après son léger dérapage, malgré la rapidité avec laquelle les responsables locaux de la wilaya de Tizi Ouzou ont réagi, et bien que ceux de la JSK aient vite fait de remplacer, voilà que la presse égyptienne, la veille de la confrontation, a versé dans la provocation, annonçant à ses lecteurs que la presse algérienne, n’a cessé de louer les mérites de la formation d’Al Ahly, la considérant «comme une des plus grandes équipes africaines de tous les temps», et qu’elle faisait peur «à la JSK et aux spécialistes». Cette presse est allée même plus loin en affirmant que cela met le doute sur la capacité des Canaris de battre Al Ahly, l’équipe la plus titrée d’Afrique ave ses huit internationaux, triples champions d’Afrique avec la sélection. Selon cette même presse, les Algériens craignent les Egyptiens au point de s’avouer vaincus avant même la confrontation». Elle annonce même que «les Kabyles et leur formation étaient très sceptiques à la veille d’affronter le Ahly». C’est avec ces quelques phrases mensongères et hautaines, qui démontrent l’ego et l’arrogance bien connus des Egyptiens, que l’envoyé du quotidien étatique El Ahram a en effet présenté son article de présentation de la rencontre à la veille de son déroulement.

 

L’Egypte ne semble pas retenir les leçons

Aberrant de la part d’une presse égyptienne, qui ne semble pas retenir les leçons du passé, elle qui était d’ailleurs derrière tous les événements ayant suivi la double confrontation Algérie-Egypte du mois de novembre dernier dans le cadre des éliminatoires pour le Mondial sud-africain, créant de la sorte un climat délétère entre les deux nations et provoquant une crise sans précédent entre les deux pays. Inacceptable de la part de cette presse, qui ne cesse donc d’alimenter la guéguerre avec des mensonges aux objectifs et dessins inavoués, même si il est clair que c’est dans le but de saboter les efforts de réconciliation entre les deux peuples, pourtant initiée par les Egyptiens eux-mêmes, qui étaient les seuls et uniques responsables des regrettables événements du mois de novembre dernier.

T. M.

Bouhellal était présent à la dernière séance d’entraînement

El Badry brouille les cartes

La dernière séance d’entraînement, effectuée samedi soir à 22h (heure du match) par la formation du Ahly du Caire sur le terrain du stade du 1er-Novembre de Tizi Ouzou, théâtre de la confrontation d’hier soir face à la JSK, a connu un chamboulement dans son déroulement opéré par le patron de la barre technique des Ahlaouis du Caire, Mohamed Hossam El Badry. En effet, informé par son directeur sportif et ancienne star du Ahly et de la sélection égyptienne, Hadi Khachaba, de la présence dans le stade de l’adjoint du coach kabyle Alain Geiger, à savoir Kamel Eddine Bouhellal, le coach en chef de la formation cairote a décidé de chambouler le déroulement de ladite séance d’entraînement. Ce dernier, qui prévoyait en effet de mettre à l’œuvre le schéma de jeu avec lequel il devait évoluer le lendemain (pour hier soir, ndlr) et suite à l’information faisant état de la présence de Bouhellal pour «espionner l’équipe et prendre des notes sur le dispositif tactique et la composante du onze qui devait affronter la JSK, a décidé de changer complètement le programme de la séance, ne laissant rien transparaître sur ses intentions de jeu. C’est du moins ce que nous confiera une source proche de la délégation égyptienne présente samedi soir au stade. Notre source nous a révélé que Hossam El Badry a même décidé de reporter l’annonce du onze qui devait affronter hier soir les Canaris de la JSK, alors qu’il avait prévu de le divulguer à ses joueurs juste après ladite séance, et de ne le faire que le lendemain en fin d’après-midi, soit à deux ou trois heures de la confrontation tant attendue. Bouhellal, qui n’a pas réussi donc à avoir la moindre information sur le onze que son équipe devait affronter et encore moins sur le dispositif tactique que comptaient déployer les Egyptiens et qui aurait pu l’aider avant de les rencontrer, a réussi tout de même à déstabiliser en quelque sorte El Badry et son team, les privant de faire une répétition générale avant d’affronter les Canaris et en les rendant surtout plus que jamais méfiants.

T. M.