Messi : Il remporte pour la troisième fois consécutive le Ballon d’Or

  • PDF

Il remporte pour la troisième fois consécutive le Ballon d’Or

Le hat trick de Lionel Messi

Au terme d’une année où il aura tout gagné, ou presque, en affolant les compteurs buts, Lionel Messi a rejoint Michel Platini en devenant le deuxième joueur à remporter trois fois de suite le Ballon d’Or. Pouvait-il en être autrement ? Lionel Messi (47,88 %) pouvait-il décemment être devancé par Cristiano Ronaldo (2e avec 21,60%) ou Xavi (3e avec 9,23 %) au classement du Ballon d’Or ? Dans une année impaire, donc sans Coupe du monde ou Euro, remporter la Ligue des Champions prend généralement toute son importance. Et le faire en en étant qui plus est le meilleur buteur avec 12 réalisations, dont deux en demi-finales pour éteindre la rébellion orchestrée par le Real Madrid et une en finale assortie d’une performance éblouissante contre Manchester United (3-1), ne gâche rien. Cette performance, Messi l’a réalisée en 2011 et à elle seule, il est permis d’affirmer qu’elle aurait pu lui suffire pour remporter le Ballon d’Or. Sauf que l’Argentin ne s’est pas contenté de briller de mille feux dans la reine des compétitions européennes…
Il a aussi une nouvelle fois régné sur la Liga avec Barcelone, en inscrivant 31 buts. Il a également remporté sa deuxième Supercoupe d’Europe, et aussi sa deuxième Coupe du monde des Clubs. En finale de cette dernière, face à la formation brésilienne de Santos où évolue un certain Neymar, que certains osent déjà comparer au Gaucho, le Barcelonais a d’ailleurs mis les choses au clair avec un doublé (4-0) : il n’y a, et il n’y aura sans doute jamais qu’un Messi. D’ailleurs, ces deux derniers buts ont bouclé pour le natif de Rosario une année à 59 buts inscrits ! Avec Barcelone, il a même tourné quasiment à un but par match (55 en 57 rencontres disputées). Absolument incroyable. Tout comme sa faculté à empiler les triplés, au nombre de six rien qu’en 2011. Il était donc logique, pour ne pas dire inévitable, que l’Argentin rejoigne au palmarès un certain Michel Platini, le seul joueur avant lui à avoir remporté trois Ballon d’Or consécutifs (1983, 1984 et 1985).Mais le problème pour la concurrence, c’est que Messi n’a que 24 ans et qu’il ne semble pas parti pour s’arrêter en si bon chemin. En fait, au sein d’une formation blaugrana où il se sent comme un poisson dans l’eau, le Gaucho parait invulnérable. La seule faille dans sa cuirasse ? Sa sélection nationale, qu’il n’a pas réussi en 2011 à mener à la victoire lors d’une Copa America pourtant organisée à la maison. Pire, à chaque fois qu’il revêt le maillot albiceleste, Messi devient beaucoup plus ordinaire. Mais s’il regarde le verre à moitié plein, l’Argentin peut y voir là un véritable challenge à relever. Et pour ses concurrents, Cristiano Ronaldo en tête qui en fait une affaire quasi personnelle, la meilleure chance de détrôner Messi du piédestal où il se trouve consistera sans doute d’abord à mettre un terme à l’hégémonie catalane sur le football espagnol et européen. Avec le Real Madrid, Ronaldo est le mieux placé pour y parvenir. Mais on lui souhaite bien du courage.

Pep le meilleur

Pas de surprise chez les joueurs, pas de surprise chez les entraîneurs non plus. Si Lionel Messi a été élu FIFA Ballon d’Or 2011, c’est également tout logiquement que Pep Guardiola, son coach au FC Barcelone, a lui été récompensé du prix de meilleur entraîneur de l’année. Avec 41,92% des voix, le Catalan succède ainsi à José Mourinho, son grand rival, qui n’a terminé que troisième cette année (12,43%), derrière Sir Alex Ferguson (15,61%). Guardiola, au même titre que Lionel Messi, est récompensé pour le quintuplé réalisé par le Barça en 2011.