Angola 4 - Mali 4

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Angola 4 - Mali 4

Quel retour des Maliens !

 

Stade du 11 Novembre. Affluence nombreuse. Arbitrage du M. Issam Abd Al Fattah assisté de Abd Al Nabi Nacer et Fouad Al Maghrabi (Egypte).

 

Buts : Flavio (35’ et 42’), Gilberto (sp 65’), Manucho (sp 74’) Angola. S. Keita (79’ et 90+3), Kanouté (88’), Yatabari (90+4’) Mali.

Averts : Stélivio (45’), Chara (60’) Angola. Soumaré (45+2’), Diamoutène (72’), S. Keita (73’), Diarra (77’) Mali.

 

 

Angola : Carlos, Marques, Mabina, Kali (cap), Chara, Zuela, Stélivio, Dédé (Djalma 25’), Gilberto (Enoqué 81’), Flavio (Cabungula 83’), Manucho.

Entr : Manuel José

 

Mali : Sidibé, Berthé, Tamboura, Diamoutène, Diarra (cap), Bagayoko (Yatabari 75’), Maïga (S. Keita 34’), Soumaré, Bakayé (Fané 56’), Mahamane, Kanouté.

Entr : Keshi

 

 

Les camarades du sévillan Frédéric Kanouté viennet de s’offrir une place de choix dans les annales du football africain, en revenant avec force dans un match qui, à seulement dix minutes du coup de sifflet final semblait complètement perdu, et par un score lourd. Comme quoi, il ne faut jamais vendre la peau du « lion » avant de l’avoir tué.

 

Les deux équipes sont rentrées timidement dans la partie et semblaient beaucoup se méfier l’une de l’autre. Il a d’ailleurs fallu attendre la demi-heure de jeu pour assister à la première incursion dans ce match sachant que, jusque-là, le jeu était confiné uniquement au milieu du terrain. Les Angolais, poussés par un public nombreux, étaient, bien évidemment, les premiers à prendre l’initiative, mais sans pour autant parvenir à franchir une défense adverse bien regroupée devant Sidibé. Toujours est-il que la troupe à Manuel José, qui avait d’autres tours dans son sac, a réussi à trouver la faille, sur balle arrêtée. En effet, suite à une belle action collective, les Angolais ont obtenu un coup franc excentré, sur le côté gauche. Gilberto l’exécute fort devant le but et Flavio, en véritable renard des surfaces, n’en demandait pas plus pour placer une tête victorieuse, à bout portant (1-0). A partir de cet instant, le jeu s’anime et les occasions de but se font plus nombreuses. Gilberto se permet même de tenter sa chance de loin (39’), mais le ballon sort légèrement au-dessus. Trois minutes plus tard, et suite à un centre tendu de l’aile droite, Flavio, encore lui, jaillit comme un diable derrière les défenseurs malien au point de penalty et, en pleine course, place un tête rageuse qui ne laisse aucune chance à l’infortuné Sidibé. Deux buts à zéro, ce sera le score à la mi-temps.

 

Après la pause, les maliens reviennent avec de meilleures intentions et, d’entrée de jeu, ils manquent de très peu l’égalisation. La première fois, c’était par l’intermédiaire de Mamadou Diarra qui, bien servi par Seidou Keita  réussi un joli contrôle dans le carré des six mètre avant d’ajuster un tir foudroyant. Malheureusement pour lui, le gardien était bien placé et a pu écarter le danger. La deuxième occasion a été à l’actif de Kanouté, qui a pris sa chance des 25 mètres mais, le ballon est sorti légèrement au-dessus. Néanmoins, la suite a été moins bonne pour le Mali puisque, progressivement, les angolais ont repris le dessus avant de tuer définitivement le match, grâce à l’excellent Gilberto, qui obtient un penalty à la 65’, et se fait justice lui même (3-0). La domination angolaise se poursuit et, huit minutes plus tard, on retrouve ce même Gilberto, qui obtient un deuxième penalty. Cette fois, c’est l’attaquant Manucho qui s y colle et il le réussi d’un contre-pied parfait (4-0). Néanmoins, les maliens auront un sursaut d’orgueil dans le dernier quart d’heure qui leur permettra de renverser complètement la vapeur. Ils commencent par sauver l’honneur par l’intermédiaire Seidou Keita, qui profite d’un cafouillage dans le carré des six mètres après un corner bien botté du côté droit (4-1). Puis par Frédéric Kanouté, d’une belle tête croisée, au point de penalty (4-2), avant d’aracher l’égalisation grâce à deux nouvelles réalisations de Seidou Keita (90+3’) et Yatabari (90+4’). C’était vraiment un match fou, fou, fou

 

M.M.C.