BOXE : Une juste récompense pour un ancien pugiliste émérite

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Mohamed Mazouz, un des fondateurs du sport militaire, honoré

Une juste récompense  pour un ancien pugiliste émérite

Dimanche dernier, la salle de sports El Mouahidines, sise au complexe Les Castors,  à Oran, dirigée par Ahmed Amar Tahar, a abrité un événement qui a ravi beaucoup d’anciens sportifs, notamment les boxeurs de toutes générations confondues.

 

Par Sadek Belkheïr

 

En effet, les organisateurs de cet événement ont eu la louable initiative d’honorer  Mohamed Mazouz, un ancien champion de boxe d’avant et post-indépendance et ancien moudjahid,  qui était l’un des fondateurs du sport militaire en Algérie, en 1963,  dont la boxe, le judo et le football.  A vrai dire, l’idée de l’honorer émane  de son fils  Sid-Ahmed Mazouz, un ancien champion de judo, afin que nul n’oublie ce grand boxeur racé, simple et aimable. Durant les années 50,   Mohamed  Mazouz part à  Casablanca (Maroc), où il atteint le haut niveau. Il  rejoint ensuite l’ALN. Après l’indépendance, il intègre le corps de la Gendarmerie nationale pour fonder le sport militaire.

Pour cette cérémonie, du beau monde a répondu présent à l’invitation, dont des boxeurs de différentes générations, à l’image de : Serra, Berrached, Ouahrani, Zitouni, Kazi Tani, Moussa, Boutchiche,  Samir Cherraka et   Abdelkader Reffas, sans oublier  l’arbitre international Ould Abbou. Même ses anciens compagnons militaires on tenu à être de la fête. Nous citerons le commandant Chouiter, entre autres. D’anciens champions de judo, comme Adda Berkane, Nehar, Cheneka,  Maître Hifri, Kandsi et les plus jeunes, en l’occurrence  Missoum, Falet et  le Dr  Khaled, étaient également présents. On n’omettra pas aussi de citer ceux de la boxe thaïe et du kick-boxing, à l’image de Hamid Ghanem et le cheikh du matreg Noureddine, mais aussi l’ancien arbitre international de lutte, Bouzar. Au terme de l’événement, Mohamed Mazouz a été honoré pour son beau parcours mais également d’autres champions, lors d’une cérémonie pleine de joie et d’émotion.

Impressions… Impressions… Impressions…

Mohamed  Mazouz, ancien boxeur, fondateur du sport militaire :

«Je ne peux exprimer ma joie, surtout de voir tous les anciens réunis pour m’honorer. J’avais  côtoyé certains d’entre eux  durant ma carrière de boxeur et même quand j’étais à la Gendarmerie nationale où j’ai créé  des écoles populaires de sport  militaire, dès 1963. J’ai eu l’occasion aussi d’intégrer la Ligue d’Oran de boxe du temps de Zitrouni. Je suis aujourd’hui âgé de 81 ans. Je tiens à remercier tous ceux qui m’ont honoré de leur présence et ceux qui ont pensé à moi, dont mon fils Sid-Ahmed. Je tiens à dire aussi que je suis peiné de voir le sport noble tomber aussi bas à cause de personnes qui n’ont rien à voir avec la discipline et qui ont contribué à sa dégringolade.»

Kaddour   Zitouni, ancien boxeur, président de la LOB :

«Mohamed Mazouz était un ancien compagnon et un bon boxeur qui avait beaucoup de techniques, ce qui lui a valu d’être entraîneur à la Gendarmerie nationale et fondateur du sport militaire, par la suite. On avait travaillé ensemble au MCO, du temps d’Ahmed Sebbane, puis à partir de 1974 à la Ligue d’Oran de boxe jusqu’à 1985. C’est un grand monsieur respecté de tous. Quand il était vice-président de la Ligue, il faisait bien son travail. En son temps, on avait organisé de grands galas professionnels avec des champions de France et des arbitres internationaux de renom.»

Fayçal  Serradj, ancien champion de boxe :

«En ma qualité d’ancien champion de boxe  durant les années 60, à l’époque où évoluait Mohamed Mazouz,  je ne peux décrire ce grand sportif, car c’était  un homme brillant  et très aimable. C’était à l’époque des grands boxeurs, à l’image de Latbaoui, Rezig, Kazi Tani. Sincèrement, c’est une bonne initiative de la part de son fils qui est un ancien champion de judo. Mazouz mérite bien plus, pour tout ce qu’il a donné au sport et particulièrement au noble art. »

 

Maître Ahmed Hifri, expert international de judo et ancien compagnon de Mazouz :

«C’est tout simplement une bonne chose d’avoir pensé à un homme au passé aussi glorieux et aux qualités indéniables, comme Mazouz. On se connaît depuis les  années 40/50 et depuis notre plus jeune âge, on a pratiqué le sport. Il est parti par la suite à Casablanca pour se frotter au haut niveau. Là-bas, il  a rejoint l’Armée de libération nationale (ALN), basée au Maroc. Après l’indépendance, il intègre la Gendarmerie nationale en tant que motard, avant de devenir l’un des fondateurs du sport militaire. Durant toutes ces années,  nous sommes restés toujours proches. Nous avons participés aux JO de  Los Angeles, en 1984, lui en boxe et moi au judo, pour encadrer des athlètes nationaux comme  Mustapha Moussa.»

Sadek B.